Appel du comité de Brest marche unie pour interdire les licenciements

Quel cynisme quand les uns après les autres, les ministres, relayés par les grands médias, annoncent la reprise! Reprise? Quand à la fin août sur Brest, le pôle emploi annonce « 19.994 demandeurs d’emplois soit une hausse de 2 0,6% en un an»!

2009-10-06 OF - compress POI


En une seule journée, qu’avons-nous pu constater sur le plan social à Brest?

-         les paysans manifestaient : « Nous voulons vivre et faire vivre nos enfants : c’est à l’Etat de garantir notre revenu et de
garantir des débouchés pour nos productions. »

-         les agents de France-Télécom se réunissent en AG posant la question : comment en est-on arrivé là ? avec les mesures prises depuis 20 ans sur ordre de l’Union européenne (ouverture à la concurrence et destruction des statuts) !

-         A la SNCF, c’est le même constat avec le fret ainsi qu’à la Poste avec le projet de loi qui ouvre  la Poste à la concurrence et organise sa privatisation.

-         De même, la fusion ANPE-Assedic dans les « pôles-emploi » a été l’occasion pour le gouvernement de réduire les effectifs et compliquer la tâche pour faire respecter les droits des chômeurs.

-         Il en est de même du projet de réforme territoriale qui fait gronder les assemblées d’élus.

Il est un fait : la volonté de combattre ne fait pas défaut.

Et pourtant il y a urgence ! N’est-on pas arrivé sur la région brestoise à près de 20.000 chômeurs, voyant ainsi une augmentation de 20% du nombre de chômeurs en une seule année !

S’il s’agit vraiment de bloquer la politique du gouvernement, alors les organisations qui prétendent parler au nom des travailleurs se doivent de n’apporter aucun soutien direct ou indirect à Sarkozy, à l’Union européenne et aux exigences du patronat, comme cela se prépare avec les « Etats généraux de l’Industrie ».

Il y a urgence à répondre à l’attente de la classe ouvrière de voir se réaliser l’unité pour l’interdiction des licenciements pour une marche sur Paris. C’est ce à quoi s’attèle les militants avec le POI en s’adressant à nouveau aux organisations.

Brest, le 22 octobre

 

« L’été a été meurtrier… L’automne menace d’être catastrophique pour les travailleurs. (…)
Disons-le nettement : chacun dans leurs entreprises, les travailleurs de Continental, New Fabris… ont fait, avec le soutien de la population de leurs localités, tout ce qui était possible pour ne pas être jetés à la rue. Ils ont parfois réussi à arracher, de haute lutte, des primes de départ quelquefois non négligeables. Mais ils ont perdu l’essentiel : leur emploi… Lire la suite —>
2009-10-16 conférence Landerneau

Bulletin édité par la commission femmes du Parti ouvrier indépendant. Il permet de rassembler, dans le cadre du combat d’ensemble du POI, toutes les informations relatives au combat pour la défense des droits et garanties menacés de destructions les femmes et la jeunesse en étant d’ores et déjà les premières victimes.

Pour avoir ce bulletin contact: poi.brest@aliceadsl.fr

Bulletin femmes n1

Le projet de loi transformant le service public de La Poste en société anonyme, déjà adopté le 29 juillet au Conseil des ministres, va venir en débat à l’Assemblée nationale dans les prochaines semaines. Il s’agit de transposer la troisième directive postale européenne, qui ouvre totalement le courrier à la concurrence d’ici au 1er janvier 2011 dans l’Union européenne. En réalité, la privatisation de La Poste est en marche. Comment s’y opposer ?

Les faits : l’ouverture à la concurrence du secteur postal, détruisant le monopole d’Etat, a été décidée en 1997 par l’Union européenne, plus précisément par une directive qui a été adoptée à Bruxelles sous le gouvernement de « gauche plurielle » dirigé par Lionel Jospin (directive 97/60/CE du 15 décembre 1997. Le conseil européen de Lisbonne des 23 et 24 mars 2000, où siègent pour la France Chirac et Jospin, décide ensuite de « demander à la Commission européenne d’accélérer la libéralisation dans des secteurs tels que le gaz, l’électricité, les services postaux et les transports ». C’est chose faite avec la directive 2002/39/CE du 10 juin 2002, sous le gouvernement Raffarin, qui fixe un calendrier à cette ouverture à la concurrence. Puis, le 4 octobre 2006, la Commission européenne exige de la France « la suppression de la garantie étatique illimitée en faveur de La Poste », considérant que cette garantie « place l’entreprise dans une position avantageuse par rapport à ses concurrents et crée ainsi une distorsion de concurrence sur un marché en voie de libéralisation » (communiqué IP/06/1305).

Alors, comment peut-on prétendre aujourd’hui que l’Union européenne n’impose pas la privatisation ?

Dans tous les pays et dans tous les secteurs (courrier, mais aussi téléphone, électricité, gaz, transport ferroviaire ou aérien), cette ouverture à la concurrence a sonné le glas de tous les services publics historiques, en suivant le même schéma de privatisation : fin du monopole public, puis transformation en société anonyme (avec, dans un premier temps un capital 100% public), et enfin ouverture du capital au privé et introduction en bourse.

D’ailleurs, le président de La Poste, Jean-Paul Bailly, n’a-t-il pas souvent répété que « pour affronter ses futurs concurrents, La Poste avait besoin de nouveaux capitaux et que cela passait par le changement de statut ».

La marche à la privatisation a déjà supprimé, depuis 1997, 80 000 emplois de postiers et 6 000 bureaux de poste, remplacés par des « points-poste » chez les commerçants ou par des agences postales à la charge des communes, sans fonctionnaires assermentés.

En Allemagne, la privatisation de la Deutsche Post a commencé en 1998. En 10 ans, le nombre de guichets est passé de 30 000 à 12 000 et le nombre d’employés a été divisé par deux. Dans deux ans, les bureaux de poste à l’ancienne auront disparu. Tous seront sous-traités et installés dans des commerces. La Deutsche Post est devenue une puissante multinationale.

On connaît maintenant les résultats et les conséquences de la privatisation du secteur de l’énergie, tant pour la population que pour le statut des personnels : 20 000 postes ont été supprimés sur le périmètre des anciens EDF-GDF depuis 2000 et des secteurs entiers d’activité, comme celui du relevé des compteurs.

Dans le secteur des télécommunications, c’est une loi du 2 juillet 1990 adoptée par le gouvernement Rocard qui transformera France Télécom en « un établissement assujetti aux règles commerciales » du fait de la transposition de la directive européenne 90/388/CEE. En octobre 1997, le gouvernement de « la gauche plurielle » de Jospin introduit en bourse 21% du capital, s’accommodant avec les directives européennes 95/62 et 96/19 approuvées l’année précédente par le gouvernement Juppé. C’est un fait : les directives européennes issues de l’application des traités de Maastricht, puis d’Amsterdam ont mis fin au monopole public sur les télécommunications au nom de « la libre concurrence ». Elles représentent la « source » de la privatisation, avec son cortège de destruction des emplois (près de 60 000 postes ont disparu). Dans ces conditions, peut-on alors hypocritement s’alarmer, comme le font le ministre Xavier Darcos et d’autres, de la « déshumanisation dans le monde du travail » ?

Le projet gouvernemental de transformation de La Poste en société anonyme ouvrira la voie au démantèlement du service postal dans le pays.

L’article 7 de ce projet explique que, dorénavant, les fonctionnaires de La Poste seront sous l’autorité du président de La Poste et gérés par lui. Et l’article 8 prévoit que La Poste, comme toute société commerciale, peut employer des agents sous un régime de convention collective.

Fonctionnaire de La Poste, et non plus fonctionnaire d’Etat. Il s’agit véritablement de faire sauter le statut des postiers, car ce statut est un obstacle à la privatisation de La Poste. C’est la raison pour laquelle il faut préalablement faire sauter ce statut pour privatiser La Poste.

Ce projet de loi est un vaste plan social de dizaines de milliers de suppressions d’emplois de postiers : comparativement à l’Allemagne, la France compte vingt millions d’habitants en moins, mais 100 000 postiers de plus, avec un maillage républicain, comme pour l’école. Dans les centres de tri, des plans massifs de suppressions d’emplois sont en cours.

Or la réponse faite par les partis d’opposition (PS, PCF, NPA, etc.), regroupés avec les dirigeants syndicaux dans un Comité national contre la privatisation de La Poste, constitué de plus de 50 organisations, est de proposer une consultation nationale le 3 octobre devant les bureaux de poste et dans les mairies.

Nulle part ne figure dans le communiqué de ce comité l’exigence de retrait du projet de loi. Tout le monde sait que, dans un référendum, le libellé de la question est essentiel. Quel sens peut avoir la demande d’un référendum sans exiger nettement le retrait du projet de loi de privatisation ?

En février, le comité a très officiellement interpellé le président de la République pour lui demander un référendum sur l’avenir de La Poste : pas de réponse. Le comité, entérinant le refus de Sarkozy d’organiser un référendum, décide d’organiser lui-même une consultation le 3 octobre, dont il sait qu’elle n’a aucune valeur juridique, et donc aucun pouvoir contraignant sur le gouvernement. Cette consultation laissera les mains libres au gouvernement, quel qu’en soit le résultat.

A l’inverse, le comité dit de Roquebrun se bat depuis 14 mois, avec aujourd’hui plus de 6 000 élus de tout le pays, dont 33 parlementaires, de toutes sensibilités, pour faire adopter une loi exigeant le retour au monopole public de La Poste et l’abrogation des directives postales européennes.

Ce comité a lancé un appel à la fin du mois d’avril dernier s’adressant aux députés et sénateurs du PS, du PCF ou du Parti de gauche, leur demandant d’appeler les élus et la population à manifester au gouvernement, à Paris.

Le 24 juillet, la présidence de la République a refusé de recevoir la délégation du comité, malgré la demande qu’il en avait formulée.

« Seule une levée en masse du peuple pourra influencer le gouvernement », a déclaré Gérard Schivardi, maire de Mailhac (Aude) et secrétaire national du Parti ouvrier indépendant.

Le comité a lancé un appel aux conseils municipaux dans les communes du pays à se réunir rapidement, s’il le faut en session extraordinaire, pour délibérer et faxer leurs vœux à l’Elysée et aux représentants départementaux du gouvernement, les préfets, dans les termes suivants :

Retrait du projet de loi de transformation de La Poste en société anonyme qui est une privatisation pure et simple de La Poste ;

Le retour au monopole public ;

Annulation des fermetures des bureaux de poste et leur restitution pour les communes qui le demandent.

Le comité s’adresse aussi à la population, par la signature en masse de la proposition de loi demandant l’abrogation des directives postales européennes et le rétablissement du monopole public d’Etat.

Enfin, s’adressant aux partis, le comité déclare que s’ils soutenaient notre démarche, cela augurerait positivement de la volonté commune d’organiser une manifestation nationale pour le retrait pur et simple de cette loi de privatisation.

Faire échec à la privatisation, à la transformation en société anonyme, c’est donc revenir au monopole public, seul à même de permettre le maintien du statut des personnels, le maintien et la réouverture de tous les bureaux de poste, un même service public, de mêmes droits pour tous les citoyens.

Stéphane Murat

Lors de mon séjour dans le Val d’Oise, voici l’affichette qui était dans une des pharmacies:

“aujourd’hui 15/7 un courrier de la CPAM me menace de sanctions si je  ne délivre pas plus de génériques, je me vois dans l’obligation d’exécuter les ordres . Merci de votre compréhension.”

Comme première  sanction la CPAM est restée 10 jours sans la payer.

FL

Ce 27 juillet, le conseil des ministres vient d’adopter le projet de loi présenté par Luc Chatel proposant la transformation de l’entreprise publique de la Poste en société anonyme. Le Parti Ouvrier Indépendant condamne résolument ce projet de loi qui n’a qu’une fonction : modifier le statut juridique de l’entreprise publique pour y substituer une société anonyme. Par définition, la société anonyme est constituée de parts pouvant être cédées par ceux qui les détiennent. Il s’agit donc d’un projet visant à privatiser, ceci, afin de répondre aux exigences de l’Union européenne qui exige l’ouverture à la concurrence. Et l’existence d’un service public d’Etat, avec son monopole, est contradictoire aux exigences de la concurrence. Dans cette situation, le Parti Ouvrier Indépendant, informé -comme l’ensemble des formations politiques- de l’initiative du comité de Roquebrun qui a présenté une proposition de loi, à ce jour soutenue par 6 000 élus, pour le retour au monopole de service public, pour l’abrogation des directives européennes et qui s’est présenté à l’Elysée le 24 juillet dernier pour exiger le retrait du projet de loi de privatisation, soutient cette initiative. Elle appelle sans réserve ses comités départementaux à prendre en charge l’appel à la population lancé par le comité de Roquebrun pour que des dizaines de milliers de signatures de citoyens viennent appuyer l’appel des 6 000 élus pour le retour au monopole public. L’exigence du retrait pur et simple du projet de loi de privatisation correspond, c’est une certitude, aux sentiments de l’immense majorité de la population et des élus. Cette exigence devra s’imposer.

Paris, le 30 juillet 2009

L’axe du discours prononcé par Sarkozy devant le Congrès à Versailles s’inscrit dans la continuité de toute sa politique passée. Dans une situation où la crise ne cesse de s’aggraver (on annonce désormais des centaines de milliers d’emplois détruits pour chaque trimestre dans la période qui vient), le président a concentré son discours sur trois axes : 1 – Poursuivre la politique d’accompagnement des destructions d’emplois en proposant « aux partenaires sociaux de prendre des mesures en faveur de l’activité partielle et d’étendre le contrat de transition professionnelle ». 2 – Ouvrir aux spéculateurs des possibilités nouvelles de faire fructifier leur capital par un emprunt public basé sur un taux garanti de rémunération paliant les carences du marché. 3 – Faire financer ce pillage des fonds publics par la classe ouvrière, aussi bien par la poursuite du démantèlement des services publics (non remplacement des fonctionnaires, attaques contre les écoles, contre les hôpitaux, privatisations) que par l’offensive annoncée contre les régimes de retraite, les travailleurs devant se préparer à partir plus tard en retraite et avec des taux de pension diminués. Il n’y a pas lieu de s’en étonner. De manière provocatrice et délibérée, Sarkozy a déclaré : « L’idée d’une France sans usine et sans ouvriers est une idée folle. » Dès lors, comment comprendre que tous les dirigeants des partis qui se réclament de la classe ouvrière et de la démocratie commentent les discours du chef de l’Etat sans mettre en évidence que « la France sans usine et sans ouvriers », c’est ce à quoi conduit la politique de destruction des emplois et des plans sociaux que Sarkozy, précisément, propose de généraliser ? Et comment comprendre que pas un seul de ces responsables de partis n’oppose au discours de Sarkozy l’impérieuse nécessité de prendre les mesures d’exception et d’urgence interdisant les licenciements par la loi ? Le discours de Sarkozy se résume à ceci : il entend poursuivre une politique qui vise à sauver les spéculateurs et à détruire le travail salarié, à détruire la classe ouvrière. A cela, le devoir de toute organisation qui prétend parler au nom des ouvriers, des paysans, des jeunes est de dire : – Halte là ! Unité ! Unité pour l’interdiction, maintenant, tout de suite, de tous les licenciements. – Unité pour la nationalisation, sans indemnité ni rachat, de toutes les entreprises qui mettent les ouvriers à la porte et, bien sûr, – Confiscation des 420 milliards d’euros donnés aux spéculateurs. Telle devrait être la réponse unanime des organisations se réclamant de la classe ouvrière et de la démocratie. Il faudra bien que se fraie la voie à cette solution, la seule susceptible de sauver la population laborieuse d’un désastre en cours. En ce sens, l’appel lancé par les ouvriers de Caterpillar, commençant à organiser la mobilisation unie pour l’interdiction des licenciements, apporte une réponse et pose une question à quiconque prétend représenter les intérêts ouvriers.

Mardi 23 juin 2009

Les secrétaires nationaux du POI Jean Markun, Gérard Schivardi, Claude Jenet, Daniel Gluckstein

Dix ouvriers de Caterpillar, parmi lesquels des responsables syndicaux, s’adressent à tous les délégués et militants ouvriers de nos entreprises, soutenus par le Comité de Grenoble-Agglo pour une marche unie sur Paris pour l’interdiction des licenciements qui a publié, le 13 mai, un appel aux responsables et élus du PCF.

Grenoble le 8 juin 2009

Nous sommes à la veille de l’été et chez Caterpillar, comme dans des centaines d’entreprises de ce pays, on a le couteau sous la gorge…

La direction américaine nous a fixé un ultimatum dans quatre mois.

C’est un chantage qu’on peut résumer en deux mots : « Ou bien vous validez l’accord, nous disent-ils, et c’est 600 licenciements, ou bien vous ne validez pas et c’est 733 licenciements. » Ce chantage, nous l’avons déjà refusé lors du vote du 23 avril dernier.

Mais la question se pose : ne s’agit-il pas d’une première étape et n’ont-ils pas décidé, en réalité, de liquider les 2 500 emplois de l’entreprise comme cela c’est passé à Arcelor Mittal avec 300 licenciements du début et  la fermeture à la fin !

Des centaines d’entreprises sont dans la même situation que nous.

Nous posons la question : qu’est-ce qu’on fait ?

Pour notre part, nous avons approuvé l’intervention faite par l’un des nôtres à la « Conférence nationale de délégués pour la marche unie pour l’interdiction des licenciements » les 15 et 16 mai à Puteaux. Il a eu cent fois raison de dire devant 300 délégués ouvriers :

« On a tout fait… On a fait grève, on a organisé des AG, on a brûlé des pneus, on est allés à Bercy, où ils ont essayé de faire signer à nos délégués un “protocole informel” pour nous faire avaler 600 licenciements… On a dit non. Ils veulent nous refaire voter. Combien de fois il va falloir le dire ? Non, c’est non. Je dis stop, ça suffit ! Aux dirigeants des partis, je dis vous êtes des partis de gauche, vous avez le pouvoir d’appeler à une marche unie pour l’interdiction des licenciements. Appelez ! Allez-y ! »

Depuis, nous nous sommes adressés, avec notre comité pour la marche unie, à la direction du PCF qui organisait le 28 mai un rassemblement devant l’Assemblée nationale à l’occasion du dépôt, par ses députés, d’un projet de loi visant à interdire les « licenciements boursiers ». Nous lui avons dit :

« Puisque votre parti organise des délégations à Paris le 28 mai, nous vous proposons de vous adresser sans tarder à tous les autres partis (PS, PG, POI, NPA, LO) pour appeler ensemble les travailleurs de l’agglomération grenobloise à se mobiliser pour dire : interdiction des licenciements chez Caterpillar et ailleurs, qui sont tous des licenciements boursiers. »

Les réponses données alors ne sont en rien satisfaisantes et ne correspondent pas à l’urgence… Malgré cela, certains d’entre nous sont quand même montés à Paris le 28 mai. Sur place, nous n’étions qu’une poignée.

Comment cela aurait-il pu en être autrement ? La direction du PCF n’avait appelé ni les autres partis, ni toutes les entreprises à se joindre à eux et à Grenoble, dans le cadre des journées d’action qui n’ont rien apporté aux revendications, elle a appelé seulement à un pique nique devant la Préfecture.

Nous regrettons que les états-majors des partis PS, PCF, PG, NPA et LO aient dédaigné de répondre à nos demandes pour se concentrer exclusivement sur l’échéance des élections européennes.

Aujourd’hui c’est du passé, en revanche les licenciements, à Caterpillar et dans beaucoup d’entreprises sont immédiatement devant nous.

Et maintenant, que fait-on ?

On nous présente de toutes parts les 50.000 € de prime de départ arrachés à Continental comme la solution à reprendre partout pour répondre aux ouvriers confrontés aux plans de licenciements dans tout le pays.

…/…


Nous posons la question :

¢ Serions-nous condamnés à nous battre chacun dans son entreprise pour la meilleure prime de départ ?

¢ Serions-nous condamnés à une situation où tous nos délégués syndicaux, tous nos syndicats seraient irrémédiablement contraints à valider ou à accompagner les licenciements ?

C’est une évidence, à partir du moment où les licenciements seraient inévitables, il vaut mieux partir avec les 50 000 € qu’avec rien du tout.

¢ Mais pourquoi devrait-on admettre qu’il n’y a pas d’autre solution que les licenciements ?

Nous refusons d’être condamnés à réagir entreprise par entreprise et à n’avoir d’autre possibilité que d’améliorer le montant des primes de départ et les dispositions sociales accompagnant les suppressions d’emplois. Nous voulons garder notre travail. Nous voulons que les emplois soient préservés pour nous et pour les jeunes.

Est-il possible d’admettre que notre sort, le sort des ouvriers de Caterpillar, Goodyear, Hewlett-Packard, Timken… soit scellé ?

Nous disons : non !

Nous invitons nos collègues de travail à se tourner, à nouveau, avec nous, dans un nouvel et pressant appel vers les partis se réclamant du mouvement ouvrier.

Nous invitons tout particulièrement nos collègues de travail membres du PCF, du PS… à s’adresser à leur parti pour leur dire :

« Il y a urgence à décider l’organisation d’une marche unie pour l’interdiction des licenciements. Nous sommes prêts à l’organiser avec vous dans chacune de nos entreprises, dans chacune de nos villes. Nous ne comprenons pas que vous continuiez à tergiverser. Nous ne l’acceptons pas. Ecoutez-nous quand nous vous disons que nous ne pouvons accepter de voir nos emplois supprimés, nos familles condamnées à la misère.»

Nous nous adressons à tous

Nous sommes à ce jour plus de 65 000 dans tout le pays à avoir signé l’appel pour une marche unie pour l’interdiction des licenciements, nous avons constitué des centaines de comités pour cette marche. Et maintenant, que faire ?

Nous posons la question :

Si les dirigeants du PS, du PCF, du PG, du NPA, de LO, persistent, ne faudrait-il pas que nous organisions nous-mêmes une montée à Paris ? Cela constituerait un premier pas dans la préparation de la marche unie pour l’interdiction des licenciements qui doit être appelée dans l’unité des partis, et pour laquelle nous combattons plus que jamais.

Nous vous invitons, en signant cet appel, à organiser dans chacune de vos entreprises et localités un comité qui agisse pour la marche unie.

Il y a urgence. Faisons connaître cette initiative. Faisons savoir que nous sommes prêts.

Nous vous soumettons cette proposition.
Pour l’interdiction des licenciements ! Pour la marche unie !

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