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Communiqué du comité de Brest pour un parti ouvrier indépendant

pour une liste « ouvrière et socialiste » aux municipales à Brest.

Le Comité alerte l’opinion démocratique sur le fait que les élections municipales des 9 et 16 mars 2008 vont se tenir à un moment particulièrement décisif pour l’existence même des communes. L’Union européenne commandite une accélération de l’offensive pour leur disparition, offensive relayée par la Commission Attali, constituée dans le cadre de la politique dite « d’ouverture », et qui propose maintenant explicitement la disparition des communes et des départements.

Jacques Attali indique que les membres de sa commission réfléchissent au renforcement des communautés de communes et à leur regroupement pour en faire environ 6.000 super-communes. Il est également favorable la suppression des départements qui doivent devenir des circonscriptions d’élection des conseillers régionaux qui continueraient à s’occuper des questions sociales, pour leur département, au sein du conseil régional.

C’est dans ce cadre que s’est constitué Brest Métropole Océane avec un transfert de la quasi totalité des compétences de la ville vers BMO. Le maire de Brest s’en félicite. Tous ont d’ailleurs voté à l’unanimité le transfert de la gestion des personnels de la ville à BMO ((délibération n°2007-11-213). M. le Maire de Brest indique d’ailleurs que les budgets de BMO sont largement supérieurs à ceux de la ville de Brest (4 fois plus en investissement). « Les seules compétences qui restent pour encore à la ville sont celles que prévoit la loi : les écoles, le sport (sauf les grands équipements), la culture et le CCAS. Et les attributions du maire pour l’état civil. ». Pour les écoles, la « réforme » ou plutôt contre-réforme en cours, prévoit de les passer aussi sous la coupe des communautés de commune (un statut d’enseignants recrutés par les EPCI !). Il ne restera au final que l’état civil aux communes !

Cela est bien la volonté de l’Union européenne de détruire les 36 000 communes et les départements, héritage de la Révolution française, et qui fondent la République.

« Les décisions les plus importantes sont de plus en plus souvent prises aux communautaires et de moins en moins au sein des conseils municipaux. ». Qui s’en préoccupent à l’occasion de ces élections ? Le maire de Brest parle « d’un Grand Brest » comme son ami Delanoe à Paris parle d’un « Grand Paris » ! Derrière cela, il y a l’Union européenne et ses directives pour en finir avec les communes. Des élus de communes voisines s’en inquiètent d’ailleurs : « un vice-président de BMO au terme de son mandat s’interroge sur les transferts de compétences et se demande si la mutualisation des moyens est susceptible d’apporter des réelles économies d’échelle. … Une intercommunalité où la majorité des communes est exclue du processus de décisions n’a pas grand avenir ». … « La pression foncière est telle sur notre commune fera que si rien n’est inchangé, seules les personnes fortunées seront en capacité d’y élire résidence. »

La ville de Brest contracte ses emprunts auprès de Dexia : délibérations 2007-11-232 et 2007-11-233, toutes deux votées à l’unanimité lors du dernier conseil municipal pour le refinancement des prêts de la ville! Qui est Dexia : « Dexia est le premier acteur mondial sur le marché du financement du secteur public local. Dexia, une des premières fusions dans le secteur bancaire européen, suite à la privatisation du Crédit Local de France en 1993 ! »

Brest, le 24 décembre 2007.

Comité pour un parti ouvrier indépendant

Communiqué.

Loi d’autonomie des universités, suppression des BEP : « Diplômes supprimés, jeunesse précarisée »

A l’heure actuelle un élève qui prépare le Bac Professionnel bénéficie les deux premières années d’une préparation au BEP, puis les deux années suivantes au Bac Professionnel.

La mise en place du Bac Pro en 3 ans a pour conséquence concrète la disparition de la préparation au BEP et la réduction d’un quart du nombre des heures de cours pour le Bac.

Il s’agit bien de déqualifier la jeunesse en augmentant le nombre des élèves qui sortiront de l’enseignement professionnel sans diplôme et de supprimer de fait le BEP.

Cela est si vrai que les projets actuels du rectorat pour la rentrée 2008 consistent à fermer des sections BEP de l’enseignement professionnel public !

Les diplômes de niveau V (CAP et BEP) servent de référence aux grilles de qualification des conventions collectives et permettent lors de l’embauche de prétendre à un coefficient d’ouvrier qualifié.

Il en est de même pour les étudiants qui combattent pour l’abrogation de la loi d’autonomie des Universités : ils se battent contre la privatisation des universités et la destruction des diplômes nationaux.

C’est tout l’avenir de la jeunesse qui est en jeu.

Le comité pour un parti ouvrier indépendant apporte son soutien aux étudiants et lycéens qui se battent pour préserver leurs droits et leur avenir menacé par la loi LRU et la « note Darcos »

Brest, le 13 décembre 2007.