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1 – Emploi-économie :

 

            Devant le démantèlement de nos industries et le pillage organisé par les banques, on est pour la nationalisation des secteurs clé de l’industrie et des banques. Il y a sur Brest  la fin progressive de Jabil. Il ne reste plus que 200 ouvriers. Tout le travail est envoyé par Alcatel en Chine. Les Arsenaux, depuis le plan Millon, sont passés de 7 000 à 3 000 travailleurs sous statut. Nous demandons le retour au statut d’Etat des Arsenaux et le monopole de la construction, entretien et déconstruction. Tout le savoir faire s’en va ! Un emploi à l’Arsenal induit trois ou quatre emplois de sous-traitance. Il faut refuser de se soumettre à l’Union européenne et à ses traités si on veut renationaliser. Dans toute l’Europe, la production industrielle s’effondre, EADS, Arcelor-Mittal, Alcatel ! Et que répond la Banque Centrale Européenne ? Elle refuse de baisser ses taux, mettant en péril les exportations des entreprises européennes. On est pour le maintien des contrats de travail à durée indéterminée, contre la précarité qui s’étend ! Un vrai travail, un vrai salaire ! Ce n’est pas la direction prise avec la suppression des diplômes, comme les BEP, reconnus par les conventions collectives.

On se prononce pour le maintien des emplois statutaires et conventionnels dans les services publics par le remplacement de tous les départs en retraite. C’est une condition pour que les jeunes trouvent un emploi sur place. Faute de quoi, notre ville et notre département vont se transformer en désert économique.

 


 

 

 

2 –Transport-tramway-environnement :

       

           Nous sommes pour le retour à une gestion municipale directe, immédiate ! Pour les transports en commun comme pour l’eau, les cantines scolaires, le traitement des déchets. C’est la première chose à faire pour être en mesure de répondre aux besoins et pratiquer des tarifs attractifs pour permettre l’utilisation des transports en commun : la ville de Brest par exemple a les tarifs parmi les plus élevés pour ses étudiants et pour les scolaires.

Quant à la question du tramway, toute proportion gardée, ça ressemble fort au coup que les « députés et sénateurs » viennent de faire à la démocratie en faisant passer le traité de Lisbonne alors que le même a été rejeté le 29 mai 2005 par 55% de la population. Pour le tramway, il avait en son temps était rejeté par 80 % de la population. C’est pourquoi on nous dit : pas de vote cette fois-ci car il risque d’être rejeté ! C’est fort tout de même ! Et cela va coûter au bas mot de l’ordre de 300 millions d’euros. Brest n’a pas une population riche. A-t-on les moyens ? Pas sûr ! Mieux développer les bus, les fréquences, …  On va mettre une pression fiscale énorme sur la population ou alors, comme cela se fait ailleurs, privilégier quelques lignes bien en vue et laisser tomber les autres, moins visibles. Quant au fret, celui-ci est remis en cause par Bruxelles qui interdit les monopoles au « nom de la concurrence » : c’est la fermeture de 262 gares « non rentables », la suppression de 6 000 emplois, l’obligation de convois complets. Voilà ce qu’est l’Union européenne !

 


 

3 -  Logement-écoles-services aux familles :

 

            Notre liste est pour la défense des logements HLM;  ils sont mis à mal avec le plan Borloo de destruction des logements, et par l’Union Européenne qui livre le livret A aux spéculateurs. Or le livret A c’est 70% du financement du logement social. Nous sommes contre les hausses programmées lors des mises aux normes.

Concernant l’école, des dizaines d’écoles publiques ont été  fermées dans les quartiers. Il faut rouvrir là où il y a besoin. Cette politique de fermeture a poussé la population à amener leurs enfants dans les écoles privées. Il faut appliquer le vieux principe républicain de fonds publics à la seule école publique et défendre le droit à la scolarisation des enfants dès deux ans. Nous soutenons la manifestation des 261 maires ce week-end à Pontivy. « Nos trois départements constituent une exception, avec 65 % d’enfants scolarisés dès deux ans, contre 25 % en moyenne nationale. Cette scolarisation précoce est pour quelque chose dans la réussite des jeunes aux examens nationaux » disent très justement ces maires.

Les plans de l’Union Européenne (d’où est issue la loi Montchamp) condamnent les structures spécialisées pour les enfants handicapés. Nous sommes pour que les structures d’accueil soient rouvertes. Telle que la Classe Locale d’Insertion Scolaire Madeleine Porquet à Brest, dont la fermeture l’an dernier a émue la population.

La ville de Brest reconnaît qu’il manque au moins 150 places en crèche municipale. Il faut donc les créer pour répondre aux besoins!

 


4 – Fiscalité –sécurité :

 

                 Il y a la sécurité des soins. L’Hôpital public, le service des urgences sont sous dotés ! Le personnel se bat pour obtenir des moyens, des postes, des lits. Il est anormal que des situations comme ce qui s’est passé à Gouesnou se produisent. La responsabilité en incombe au gouvernement, à l’Agence Régionale de l’Hospitalisation qui diminue leurs moyens. Il faut immédiatement une équipe supplémentaire aux urgences à Brest.

La sécurité, c’est la sécurité de l’emploi. On ne peut pas parler de sécurité avec les petits boulots, la fléxisécurité, les emplois précaires, intérimaires. Les femmes, les jeunes en particulier souffrent de cette situation. Il faut commencer par cela, la sécurité en ville, dans les quartiers viendra avec.

Quant à la fiscalité, les impôts locaux sont élevés pour beaucoup. Elle ne change pas cette année … mais c’est une année d’élections. L’Etat se désengage et nous fait croire qu’il diminue les impôts sur le revenu, ce qui n’est pas vrai. L’Etat transfère ses charges sur les collectivités locales qui augmentent leurs recettes par un impôt  plus injuste puisqu’il n’est pas proportionnel aux revenus.

 La multiplication des exonérations pour les patrons ou les entreprises qui viennent s’installer (sans compter les aides publiques qu’elles peuvent percevoir …parfois elles peuvent partir avec) amenuise les rentrées de taxe professionnelle (il n’y aura plus rien bientôt puisque les Universités vont devoir les solliciter bientôt pour survivre).

 


5 – Grands équipements, politique d’agglomération :

 

           Le rapport Attali-Lambert, commandé par l’Union européenne, a pour but de supprimer les 36 000 communes et les départements (au profit des pays, des communautés de commune, des régions). Sur la ville de Brest, tous les personnels sont passés Brest Métropole Océane.

Les compétences des élus (gestion des espaces culturels, voirie, …) sont transférées à  BMO.

M. le Maire reconnaissait lui-même qu’il ne resterait plus au maire que l’état civil ! Donc on va avoir des conseils municipaux auxquels on aura retiré tout pouvoir de décision. Où est la démocratie dans cette affaire ? Nous sommes pour des coopérations volontaires (comme les SIVOM) entre communes bien entendu pour regrouper les moyens ! Mais ici ce n’est pas la même chose : personne ne peut en sortir ! Tout est fait ensuite en fonction des intérêts de la commune la plus importante (par exemple Brest a 55 « nommés » sur 83 à BMO). Les autres communes sont systématiquement en minorité.

Quant aux grands équipements, peut-être, sans doute ! Il y a des besoins. Mais il faut voir qui pourra en profiter, sur quel budget. Les grands équipements sont faits non pas pour une ville mais pour une large agglomération. Le financement aussi alors ! C’est parfois une question de prestige pour quelques élus, pas forcément pour répondre aux besoins de la population. Si avoir des « grands équipements » conduit à négliger les structures dans les quartiers, cela ne conduira qu’à creuser le fossé entre « ceux qui ont les moyens » et les autres !

 


6 – Culture – sport :

 

             La culture, le sport, tout cela se fait bien quand on est bien logé, quand on a un travail correct, quand on a la santé ou les moyens de se soigner. Ça fait partie intégrante de la vie sociale. Le rôle d’une ville est de permettre leur accès à un plus grand nombre! Pour cela, les réseaux des Patronages laïques, des centres sociaux, des maisons de théâtres, des maisons pour tous, des clubs de sport, doivent être aidés.

L’état de plusieurs gymnases sur la ville est lamentable, le manque de piscine criant ! Il y a toutes ces structures dans les quartiers à développer ! Cette situation est à l’origine de la manifestation de ce samedi 9 février à Brest  « Vétusté des installations et manque de terrains, telle était la situation dénoncée, hier, par sept clubs de foot brestois. 150 footballeurs débutants, de 6 à 8 ans, sont venus jouer au football, sur la place de la Liberté. C’était bien une manifestation de mécontentement, organisée par sept clubs de football brestois, (…). Un mécontentement qui perdure depuis déjà cinq ans, selon les clubs. Le manque de terrains entraîne un refus de nouvelles inscriptions. « Nous devons refuser au moins 30 enfants par club et par saison. Deux cents gamins ne peuvent pas jouer à cause de ces carences. Le football, ça crée une dynamique sociale dans un quartier. C’est important, ce lien de proximité », font remarquer les responsables de club. »

C’est aussi pour cela que nous sommes contre l’ouverture des magasins et du travail du dimanche.

 


Comment imaginez-vous la ville en 2014 ?

 

Comment le dire à l’heure où le gouvernement et l’UE détruisent à tout va les conquêtes sociales, se désengagent de tout? Si la classe ouvrière et ses organisations arrivent à sortir le pays de l’UE, à abroger le traité de Lisbonne, à rejeter le rapport Attali, les villes pourront peser sur les grandes décisions. Une ville doit être à l’image de sa population sauf à vouloir creuser l’écart entre ceux qui ont l’argent et la grande majorité qui n’aura plus les moyens d’y vivre. La mobilisation est possible. Le 31 janvier, ils étaient 300 000 à Mexico à manifester pour que leur pays sorte d’un traité équivalent à Maastricht. Les Brestois ont les cartes en main pour faire de leur ville en 2014 une ville agréable à vivre!

 

Tout le monde semble d’accord sur la nécessité d’une salle de type Zénith à Brest. Alors, quand et où ?

 

Une salle de type Zénith à Brest ? Oui si toutes les salles de Brest et de sa région font le plein. Et non si c’est pour que des salles comme Run Ar Puns (Châteaulin) ou Langolvas (Morlaix) disparaissent. L’espace Avel Vor (Plougastel) vient d’ouvrir et il faudrait en ouvrir une autre ? Ce dont manque cruellement la ville de Brest est une vraie Cité des congrès. Le Quartz est limité dans sa réception de séminaires et de congrès du fait notamment de la cohabitation entre la programmation des spectacles et les congrès. Le dynamisme de Brest passe également par la richesse de ces différentes manifestations et ce serait un très bon outil de communication pour la ville.

 

 

Pensez-vous que le projet de reconstruction des halles Saint-Louis redynamisera le secteur Siam ?

 

Le problème des commerces du centre ville et de leur dynamisme vient essentiellement des moyens que peut avoir ou  pas la population d’acheter! Là où il n’y aurait que des salariés à faible revenus comme cela se développe de plus en plus, il ne peut pas y avoir beaucoup de dynamisme. Il y a à reconstruire peut-être! Mais si les gens ne peuvent pas se loger sur Brest, n’ont pas les moyens de se nourrir ou de s’habiller, ils iront où? Pas au centre ville! Il faut maintenir des petits commerces au centre ville bien entendu.

 

Trouvez-vous normal la suppression des bureaux de police dans les quartiers ?

 

Pourquoi deux questions sur la Police? Voir en dessous! Par contre, on ne trouve pas normal la fermeture programmée des centres de paiement de la Sécurité sociale. On ne trouve pas normal la fermeture de bureaux de postes ou d’écoles dans les quartiers. Alors quand il ne reste plus qu’un bureau de police … c’est qu’on ne veut pas régler les problèmes des gens!

 

 

 

Quelle gestion future de l’eau à Brest ?

 

Un retour à une gestion municipale. C’est une bataille engagée depuis des années par les listes que le PT a soutenu. La gestion de l’eau a été privatisée il y a 20 ans! L’augmentation a été de  plus de 130%, on arrive à un prix très élevé : 3,53€! Pendant ce temps, Véolia (qui détient aussi d’autres secteurs comme le traitement des déchets … et on paie une nouvelle taxe TOEM) se fait de l’argent sur le dos des contribuables. Les enquêtes le prouvent, les chiffres le démontrent : en régie municipale, c’est un tiers moins cher! Alors, nous disons : retour immédiat en régie municipale, sans attendre!

 

Faut-il supprimer ou aménager la carte scolaire brestoise ?

 

Sur la base de quoi? Des fermetures d’écoles publiques de quartiers ont été organisées sur Brest depuis des années. On se souvient tous des batailles au conseil municipal contre les fermetures de ces « petites » (et même des grandes comme le Bergot, Perrin) écoles de quartiers! C’est honteux ce qu’a fait la ville de Brest contre ses écoles publiques! Elle a favorisé l’école privée! Elle a favorisé le groupement dans des grandes structures ce qui n’est pas toujours le mieux. Nous rappelons aussi qu’il faut maintenir la scolarisation des enfants de deux ans, ce qui veut dire écoles de quartier!

 

 

 

Face à la diminution constante des effectifs de police nationale, est-ce qu’une police municipale a sa place à Brest ?

 

Non, pas de place pour une police municipale. Par contre, il y a de la place pour des éducateurs, du personnel dans les centres sociaux, pour l’accueil de la population dans les services publics, des terrains de sport, des salles municipales dans les quartiers, de l’encadrement. N’est-ce pas Victor Hugo qui disait, « chaque fois qu’on ouvre une école, c’est une prison qu’on ferme »?  Qu’on rouvre les écoles de quartiers! Puisqu’on parle « police de proximité », c’est fort tout de même ce qui se fait (des bureaux neufs à St-Pierre ou à Pontanézen, et… personne ou fermés à peine occupés)!

 

Quel avenir pour les Fêtes maritimes ?

 

On nous fait payer encore les déficits de Brest 2000 et 2004!  Brest est une ville maritime, il est donc normal qu’il y ait des fêtes maritimes! Maintenant, il faut aussi rester dans la mesure et faire en sorte que la population brestoise puisse en profiter et pas seulement les « sponsors ».  Que ce ne soit pas la majorité qui regarde à partir des pontons les « chanceux » faire la fête sur les beaux bateaux! Une image d’un décalage entre ceux qui détiennent l’argent (ou les relations) et les autres! Ce doit  être l’occasion de découvrir les pays invités, leurs coutumes, leurs gastronomies.

 

 

Comment vous positionnez-vous en terme de développement durable ?

 

Développement durable ou rentable? Il y a eu la « conférence » avec Borloo à Brest. On nous parle d’écologie, de réchauffement de la planète, qu’on est tous responsables, etc. Il y avait des industriels à cette conférence dont le groupe Even. Au même moment, les abattoirs de Kergaradec fermaient à Brest et étaient « transférés » à Guingamp. Donc ça veut dire que tous les jours, des camions vont circuler dans les deux sens pour approvisionner la région de Brest. Puis l’Union européenne vient d’imposer à la SNCF de normes qui font supprimer le fret (6000 emplois et 262 gares de supprimés!).

 

 

Au port de commerce, comment concilier activités portuaires et espace de vie, de détente ?

 

Le port de commerce est suffisamment grand et long pour concilier les deux. C’est un espace de détente et de vie qui est apprécié par la population non seulement de Brest mais de sa région et par les touristes. Il n’y a qu’à voir le succès des jeudis du port, le monde qu’il y a depuis au port et la fréquentation. Il y a de l’espace au port pour cela. L’activité du port de commerce doit bien sûr être soutenue ; c’est essentiel pour l’activité économique de la région.

 

L’État réduisant de plus en plus ses subventions aux équipements et aux troupes conventionnées, comment des collectivités territoriales peuvent-elles prendre le relais, et avec qui ?

 

Pourquoi accepter cela? Un conseil municipal doit se battre pour garder ses prérogatives et son pouvoir de décision. Cela est remis en cause par le rapport Attali-Lambert commandé par l’Union européenne. Pour l’UE, les communes et les départements ne doivent plus existées! Il y a une volonté de détruire les conquêtes démocratiques de ce pays, un même accès pour tous sur l’ensemble du territoire! L’Etat qui se désengage, c’est l’inégalité qui s’instaure pour les équipements et les troupes conventionnées qui sont nécessaires pour ces formes d’expression artistiques indépendantes !

 

L’ex-Clemenceau, est-ce vraiment une occasion perdue ?

 

Pourquoi une occasion perdue? Il n’est pas parti. Les infrastructures peuvent très bien être utilisées pour « déconstruire » ce bateau tout comme les infrastructures (comme le bâtiment fer) ne doivent pas disparaître non plus pour les constructions neuves. Pour cela, il faut revenir aux statuts des Arsenaux d’Etat, revenir au monopole des Arsenaux pour cela. Mais tout cela est interdit par l’Union européenne et ses traités (article 87). Il faut donc sortir de l’Union européenne pour pouvoir renationaliser ces secteurs de l’industrie et revenir au monopole d’Etat de l’industrie d’armement.

 

L’école peut-elle toujours accueillir les enfants de deux ans ?

 

Oui l’école doit accueillir les enfants dès l’âge de deux ans. Les maires  étaient 261 à manifester à Pontivy, le week-end précédent. « Le taux de réussite aux examens nationaux sont plus élevés en Bretagne, disent-ils très justement, grâce à cette forte scolarisation des enfants de deux ans! »

Pourquoi d’ailleurs, l’école de la République ne pourrait plus faire ce qu’elle a été capable de faire auparavant? C’est curieux tout de même cette régression sur tous les plans et tout cela se ferait au nom du bien être des enfants!

 

 

 

A l’heure du regroupement des cliniques, faut-il transférer l’hôpital Morvan à la Cavale-Blanche ?

 

Le regroupement des moyens a pour but de réduire les dépenses publiques. Alors que l’offre de soins diminue avec les fermetures de lits, de services et la réduction des effectifs non médicaux sous statut. Regrouper l’hôpital de la cavale Blanche et  Morvan  c’est réduire les moyens.

Des millions on été investi dans la restructuration de Morvan. Et aujourd’hui il faudrait détruire L’hôpital Morvan ? Cette politique de regroupement aura pour but la suppression de services, de lits et donc d’emplois sous statut (et des emplois en centre ville), comme le demande l’ARH et les traités de l’Union Européenne

 

Comment favoriser l’arrivée de nouvelles entreprises ?

Pas en devenant une « zone franche urbaine » en tout cas et en laissant partir les entreprises qui existent (Jabil). Favoriser l’arrivée de nouvelles entreprises, c’est tout d’abord développer les infrastructures dans la ville et autour de la ville (TGV). C’est maintenir un service public de qualité (La Poste, les hôpitaux,  les écoles,…). Le rôle néfaste de la BCE, avec l’euro fort, ne facilite pas l’implantation des industries et menacent celles qui existent  (Arsenaux, Alcatel, Thalès,…). Il faut que les universités et les laboratoires de recherche de la région brestoise puissent garantir toutes les formations et la recherche.

 

Croyez-vous toujours à de l’activité économique civile en fond de Penfeld ?

 

Oui, bien entendu! Il faut préserver cela. On ne doit pas tout laisser filer. Brest ne peut pas être « zone touristique »! L’Arsenal n’est pas fini, il faut le souhaiter qu’une activité, que les plans de charge puissent rester pour la déconstruction, l’entretien des bâtiments. Le « fond de Penfeld » sinon, ce serait simplement une « zone de loisirs » avec le « projet des Capucins ». Il y a des tas de « grands projets » ! Mais qui va financer ? Les contribuables ! Alors que les salaires sont bloqués ou baissent,  les bénéfices des grands groupes s’envolent !

 

Est-ce que le projet des Capucins permettra d’inverser la tendance démographique, actuellement à la baisse ?

On n’en sait rien. Tout d’abord, on ne connaît pas bien ce projet des Capucins. Comme beaucoup de personnes, on en a entendu parler, vu des projets mais lequel effectivement a été retenu? Ce que l’on sait c’est que cela se fait sur un site de l’Arsenal qui ferme tous ces ateliers. Alors faire des lieux de loisirs à la place de l’activité industrielle pose problèmes. Pour bénéficier des infrastructures de loisirs, il faut avoir les moyens et pour cela un vrai salaire. Ce n’est pas un projet culturel qui peut amener des habitants sur une ville, c’est une activité économique, des emplois!

 

 

 

La Ville manque-t-elle d’équipements sportifs ?

 

«  Vétusté des installations et manque de terrains, telle était la situation dénoncée, hier, par sept clubs de foot brestois. 150 footballeurs débutants, de 6 à 8 ans, sont venus jouer au football, sur la place de la Liberté. Il n’était pas question d’une véritable manifestation de loisirs du week-end mais bien d’une manifestation de mécontentement. (…). Un  mécontentement qui perdure depuis déjà cinq ans, selon les clubs. Le manque de terrains entraîne un refus de nouvelles inscriptions. « Deux cents gamins ne peuvent pas jouer à cause de ces carences » disent les responsables.



 

La « Liste ouvrière et socialiste » affirme sa volonté politique d’obtenir que la déconstruction du Clemenceau se fasse à Brest. C’est une chance à saisir pour développer une véritable filière de la déconstruction des navires arrivés en fin de vie.

Cette activité doit se faire dans le cadre du retour au public des secteurs clé de l’industrie, notamment le retour au statut d’Etat des Arsenaux. La fabrication d’armes ne peut pas être une activité industrielle soumise aux lois du marché : elle doit être intégralement maîtrisée par l’Etat, par le monopole de l’Etat, de même que l’entretien et la déconstruction de ses bateaux militaires.

Seul un Arsenal étatisé offre les garanties pour que cette activité se réalise dans des conditions correctes en termes de sécurité, de conditions de travail et de prévention des risques de pollution liés à la déconstruction des navires. Dans ce secteur, il n’est pas acceptable de s’exposer aux ouvertures à la concurrence de moins-disant qu’offre le privé.

Les emplois industriels créés par la filière seraient un facteur du maintien et du renforcement du tissu social sur Brest, ce qui n’est pas un luxe : 7000 travailleurs d’Etat sous statut à l’Arsenal il y a moins de 10 ans, moins de 3000 aujourd’hui…Sans oublier qu’un emploi en induit 3 autres.

Notre liste affirme qu’il est indispensable de sortir de l’Union Européenne, car il faut soustraire les gouvernements de la soumission aux injonctions des traités de Maastricht et de Lisbonne dont les directives organisent les externalisations du public vers le privé assorties de la concurrence tirant vers le bas les conditions sociales et humaines.

Brest, le 21 février 2008