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Lors des municipales, la liste ouvrière et socialiste s’était prononcée pour le maintien du service des allogreffes au CHU de Brest.
Aujourd’hui, à l’heure où les décisions se précisent, la mobilisation des familles, des médecins, des associations (après par la puissante manifestation de 2500 personnes à Brest le 12 octobre) se poursuit.
Comment rester insensible à l’angoisse des familles qui écrivent : « on nous dit que l’affectif passe après la rigueur scientifique (nous dirions budgétaire). Mais est-ce humain de transférer les enfants malades à Rennes, alors qu’ils sont bien soignés au CHU de Brest? »
Effectivement, où est l’humanité dans cette affaire?
Ainsi donc nous avons face à nous deux logiques !
L’une qui cherche à défendre la civilisation et le droit aux soins près de son domicile, l’autre, celle des spéculateurs et de leurs serviteurs, les institutions de l’Union européenne et le gouvernement, qui mène le monde à la faillite et impose, pour préserver leurs profits, « une refonte de la carte hospitalière ».
Le gouvernement Sarkozy-Fillon, qui a subit un sérieux rejet lors de ces élections des 9 et 16 mars, entend pour autant « poursuivre sa politique de réforme ».
Celle-ci se heurte à l’immense majorité de la population.
Le Comité de Brest pour un parti ouvrier indépendant estime que pour répondre aux besoins de la population, pour sauver l’hôpital public et tous ses services, il faut rompre avec l’Union européenne et ses directives de restriction budgétaire et de fermetures.
Mais sans y mettre un préalable à cette position, le Comité pour un POI appelle à l’unité de toutes les organisations ouvrières et démocratiques pour le maintien du service des allogreffes au CHU de Brest!
Les nouvelles mesures de « cartes scolaires » provoquent l’indignation des parents et des enseignants.
L’hécatombe continue sur la ville.
« Brest à nouveau touchée : deux postes créés pour 14 supprimés. Les maternelles sont particulièrement concernées ».
Fermetures en maternelles : Jacques-Prévert, Kérinou, Le Forestou, Bellevue, Kerhallet, Kérichen, Madeleine Porquet.
Fermetures en élémentaires : Petit-Paris, Jean-Rostand, Ferdinand-Buisson, Kérichen, Les Quatre-Moulins, Algésiras, Jacques-Prévert, Le Forestou plus Pilier-Rouge, Jean-de-la-Fontaine, Pen-Ar-Streat (transformation de poste).
Regroupement d’écoles : Jacquart, Kéribian, Le Forestou, Petit-Paris, Pen-ar-Créach, Pilier-Rouge, Le Questel, les-Quatre-Moulins, Paul Eluard, Auguste Dupouy, Bellevue, Quizac.
C’est un véritable plan de démolition qui se prépare!
Reste-t-il une seule école sur la ville de Brest qui ne soit pas touchée?
Au lendemain des municipales, alors que la politique du gouvernement a été rejetée par la majorité de la population, le gouvernement accentue ses contre-réformes.
D’où vient cet acharnement à détruire le service public et en particulier l’école publique?
Ce dispositif s’inscrit dans le cadre imposé par l’Union européenne de « réduction des déficits publics » et la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) qui prévoit de réduire les dépenses publiques de 150 milliards d’euros d’ici 2012!
Un véritable plan social en marche!
Pour faire face, il y a urgence à construire un parti ouvrier indépendant dans ce pays, un parti indépendant des institutions de l’Union européenne, un parti qui ne craint pas dire : pour arrêter la destruction des conquêtes sociales, il faut sortir de l’Union européenne! Le comité de Brest prépare ainsi le congrès de fondation du POI les 14 et 15 juin 2008.
Les candidats de la “liste ouvrière et socialiste” remercient toutes celles et tous ceux qui, en portant leur voix sur leur liste, permettent que le combat pour construire un parti ouvrier indépendant dans ce pays se développe jusqu’au congrès de fondation du mois de juin.
Plus largement, ce 9 mars le peuple a manifesté son rejet de la politique de Sarkozy-Fillon imprimée par l’Union européenne ! Le peuple a dit non au blocage des salaires, non aux privatisations, non aux délocalisations et aux licenciements, non aux fermetures d’écoles !
Malgré le vote du 9 mars, Fillon dit “qu’il poursuivra le cap des réformes”. Ces 13 et 14 mars se tient un sommet européen qui “préconise le développement des fonds de pension spéculatifs” à la place de notre protection sociale ainsi que la remise en cause des formes actuelles du contrat de travail.
Est-il possible que cela continue?
Est-il possible que, au mépris de la démocratie, ce soit l’Union européenne qui dicte sa politique?
Comme nous l’avons exprimé lors de ces élections, pour pouvoir répondre aux besoins vitaux de la population, il faut sortir de l’Union européenne et rompre avec ses traités! Pour cela, un parti est nécessaire, un parti ouvrier, un parti indépendant des patrons, du gouvernement et de l’Union européenne. Un parti internationaliste, un parti pour la démocratie.
Le comité de Brest pour un parti ouvrier indépendant invite donc les électeurs qui ont porté leur voix sur la liste ouvrière et socialiste à une réunion le jeudi 27 mars. liste-ouvriere-et-socialiste@aliceadsl.fr
Employé de la Sécurité Sociale et candidat sur la liste « Ouvrière et Socialiste » sur la ville de BREST, je tiens à porter à la connaissance des citoyens les faits suivants.
La décision n°224 du rapport ATTALI commandé par le président de la république dit :
« Supprimer, dans la constitution, la distinction entre PLFSS (projet de loi de financement de la Sécurité sociale) et PLF (projet de loi de finances), afin que l’ensemble fasse l’objet d’un examen conjoint et soit soumis aux mêmes votes. »
On voit bien où veut en venir ATTALI qui aux ordres de l’Union européenne, vise à intégrer le budget de la Sécurité Sociale dans le budget de l’Etat. Ceci permettrait au « déficit public » de se rapprocher des critères de convergence par le principe des vases communiquant. Ce serait la fiscalisation et l’étatisation de la sécurité Sociale.
Pour l’année 2006 :Rappelons qu’avec 5,9 milliards d’euros de déficit fabriqué par les exonérations de cotisations sociales non versées par les employeurs, l’Assurance Maladie « dépassait » son budget le 19 décembre 2006 au matin.
Avec 42 milliards de déficit, c’est le 4 novembre 2006 que l’Etat a commencé à vivre à crédit.
Chacun peut comprendre dans quel sens vont s’effectuer les transferts !
J’apprends par la presse locale du 22 février 2008 que la CNAMTS (Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés) et la MSA (Mutualité Sociale Agricole) ont décidé d’expérimenter de mi-mars jusqu’à fin 2009 un nouveau dispositif de contrôle des arrêts de travail.
Depuis 30 ans, les employeurs ont la possibilité de mandater des médecins chez leurs salariés en arrêt maladie. Quand le médecin constate que l’arrêt est injustifié, l’employeur qui l’a sollicité, peut suspendre le complément d’indemnités qu’il verse à son salarié et qui s’ajoute aux indemnités journalières de la Sécurité Sociale.
En quoi consiste l’expérimentation du nouveau dispositif ?
Les résultats des visites des médecins mandatés par les employeurs seront automatiquement transmis aux médecins conseils qui se prononceront dans un délai très bref sur la justification de l’arrêt de travail. Ces médecins conseils prendront la décision de suspendre ou non le versement des Indemnités Journalières de l’Assurance Maladie.
Mais, il est précisé, le salarié aura la possibilité de saisir le service médical de la caisse pour contester la suspension. Tu parles !
Ce ne serait plus le service médical de la caisse qui contrôlerait les salariés en arrêt de travail, mais des médecins mandatés, donc rémunérés par l’employeur. Ce serait sur la base du rapport de ce médecin rémunéré par l’employeur, que la Sécu pourrait suspendre les Indemnités Journalières. Et cerise sur le gâteau, le salarié pourrait contester auprès du service médical, donc à un médecin conseil qui bien entendu reviendrait sur sa décision ou celle d’un confrère. On croit rêver !
La réalité, c’est qu’en refusant d’embaucher, la sécu sous-traiterait à des entreprises privées le soin de réaliser ses contrôles. D’ailleurs une nouvelle profession voit le jour ! « Chasseur d’absentéisme ». Comment un médecin rémunéré par l’employeur pourrait-il être indépendant ?
C’est la fin de la sécu de 1945, c’est sa privatisation ! Il faut arrêter cela !
Pour information, les caisses expérimentatrices dans la région sont : la CPAM du Morbihan et la MSA du Finistère et des Côtes d’Armor.
Il y a eu le fort mouvement de grèves des marins pêcheurs il y a quelques mois parce que le prix du gazoil est trop élevé et que l’Union européenne interdit les aides. M.Sarkozy est venu dans le Finistère pour calmer le jeu et faire des promesses. Mais après plusieurs semaines, il n’y a rien! Nous n’avons rien reçu! Toujours elle, Bruxelles s’est opposée à toutes aides et la seule chose qui a été faite, c’est que le prix du poisson a été relevé (pour sensément revenir aux marins pêcheurs, une taxe de plus). Mais le résultat, c’est que le poisson est encore plus cher et que les gens ne peuvent plus l’acheter. La preuve? J’habite sur le quartier de St-Pierre. Il n’y a plus de poissonnerie! Elle vient de fermer! Je voudrais dire aussi que quand je vois les augmentations des prix des
denrées de première nécessité, il y a de quoi s’indigner! Oui, il faut que les salaires soient augmentés d’autant! Oui, il faut permettre à tout le monde de se nourrir! Si Bruxelles et l’Union européenne veulent nous empêcher de vivre, alors qu’est-ce qui nous empêche de nous sortir de là? C’est aussi pour dire cela que je suis candidat aux municipales!
La dette publique est le centre de la politique de Bruxelles.
Pour mettre en place une « démocratie », on fait croire à la population qu’elle a le droit de décider de son avenir. Mais seulement, le choix se fait sur le lieu d’un trottoir ou d’un rond point, du nombre de place de parking.
Mais parles t’on dans les comités de quartier, de l’avenir de l’éducation, de nos enfants, ou des 4000 emplois perdu que nous devrions créer ? Non !
Voici le point de vue d’un habitant de Brest qui a participé aux conseils de quartier.
« A l’approche des échéances électorales, la majorité municipale nous vante la création des conseils de quartier. Cette nouvelle structure permettrait à la population de s’investir dans la vie quotidienne et de se faire entendre par la voix des élus des conseils. Il apparait que lors des réunions on doit aborder les sujets non polémiques.
Comment les gens peuvent ils s’exprimer dans un contexte aussi verrouillé?
Les grands sujets tels que la privatisation de l’eau, des cantines, de la restauration scolaire, sans oublier les problèmes liés aux entreprises JABIL/ DCN se soldant par de nombreux départs et licenciements.
De plus dans les conseils de quartier, les problèmes se résolvent très lentement.
Je pense à ce monsieur du quartier de ST Marc qui se bat depuis des années pour avoir des aménagements pour les handicapés.
Les conseils de quartier distillent de bonnes paroles, les actes suivent peu et ce n’est pas l’effet d’annonce de la mairie qui en donnant plus de pouvoir au conseil de quartier pourrait changer la donne, étant très encadré au départ. Je crains hélas que ces structures servent de caution à la politique menée par cette majorité municipale. »
La liste ouvrière et socialiste répond positivement à la “lettre ouverte de la FNTE-CGT adressée aux candidats !
En effet, comme la CGT, nous constatons et dénonçons “la désindustrialisation, les délocalisations, les désengagements de l’Etat des entreprises et services publics, les fermetures des gares destinées au FRET …”.
Concernant les Arsenaux, nous le réaffirmons : nous sommes pour le retour au statut d’Etat des Arsenaux, nous sommes pour le monopole d’Etat pour la construction, l’entretien et la déconstruction des bâtiments de guerre.
L’ex-Clémenceau doit être démantelé à Brest par les Arsenaux! Sur Brest, nous sommes passés de 7000 travailleurs de l’Etat sous statut à moins de 3000, ce qui est catastrophique pour l’emploi dans la région. Mais ce retour au monopole est-il possible dans le cadre des traités de Maastricht-Lisbonne qui interdisent les monopoles
et privatisent tous les secteurs?
Non! Impossible si on reste dans l’Union européenne! C’est pourquoi nous sommes pour sortir de l’Union européenne et de ses carcans!
Communiqué de Presse
Deux jeunes ont témoigné pour le maintien du service des allogreffes sur le CHU de Brest.
« Si je devais aujourd’hui partir à Rennes pour me faire soigner, sans mes parents à mes cotés, je n’aurais pas la force de me battre…Quand on est en secteur stérile, les journées sont très longues. Le soutien moral de la famille et alors très important. »
Ces jeunes ont raison il faut maintenir le service au CHU de Brest. Ils avaient à Brest tous leurs proches et cela comptaient pour eux. C’est grâce à cela s’ils ont guéri.
L’activité des greffes est considérée comme trop faible, à la fois par l’ARH et par l’Agence de biomédecine et considère que la proposition de regroupement des activités d’allogreffe pédiatrique sur le site de Rennes est pertinente au regard de l’activité sur la région et des prises en charge. Le ministère de la santé est bien conscient que cette solution présente l’inconvénient pour les jeunes patients et leur famille de les contraindre à des déplacements plus importants pour l’accès aux soins relatifs à la greffe. Si cette solution était retenue, elle demanderait donc bien évidemment à l’ARH de mettre en place les moyens nécessaires pour faciliter au maximum la venue et l’accueil des enfants et de leurs parents sur le site qui sera retenu.
L’ARH à déjà décidé, « …la centralisation des moyens doit ce faire à Rennes… ». Mais municipales oblige « on en parlera après les élections… »
Oui, il faut se mobiliser !
La liste ouvrière et socialiste se prononce pour le maintien du service des allogreffes sur le CHU de Brest.
Les candidats doivent se prononcer pour le maintien du service d’allogreffe sur Brest ! La population le demande !
Brest, le 2 mars 2008
