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COMMUNIQUE

Retrait immédiat des troupes d’Afghanistan!

Le POI élève une protestation solennelle face à la décision du gouvernement annoncée par le 1 er ministre et ratifiée par la majorité UMP-nouveau centre-MODEM de l’Assemblée nationale le 22 septembre, d’envoyer des troupes supplémentaires en Afghanistan.

Le POI rappelle son exigence conforme à la volonté de la grande majorité du peuple français “cette intervention militaire illégitime contre le peuple Afghan doit cesser : les troupes doivent être immédiatement rapatriées

Le POI s’étonne qu’au moment ou le groupe socialiste vote contre la poursuite de cette aventure, son président ait déclaré “nous ne votons pas contre la poursuite de l’engagement français, nous votons contre une conception politique et militaire qui nous conduit dans une impasse”

Le POI prend acte que les députés du PCF et des Verts ont quant à eux réclamé “le retrait des troupes françaises d’Afghanistan.”

Ainsi donc la majorité de l’Assemblée Nationale s’est alignée sur les décisions du gouvernement Sarkozy agissant lui-même en subsidiaire des exigences de l’administration Bush et de l’OTAN.

Lundi 22 septembre le POI a participé à la conférence de presse organisée à l’Assemblée Nationale par le Collectif OTAN-Afghanistan en direction des députés afin qu’ils exigent le retrait immédiat des troupes françaises d’Afghanistan.

Les représentants du POI y ont déclaré :

“En quelques jours la Réserve Fédérale Bank a injecté 750 milliards de dollars pour sauver les spéculateurs de la faillite. Dans le même temps sur son injonction, la BCE a rajouté 331 milliards d’euros. Ils veulent faire payer aux peuples du monde l’effondrement du système capitaliste par la guerre, la destruction des nations et le pillage de leurs ressources. L’article 29 du Traité de Lisbonne fait obligation aux pays membres de l’Union européenne d’appliquer la politique de l’OTAN. Comme le traité de Maastricht imposait la privatisation de tous les services publics. En manifestant à plus de deux mille le 20 septembre à Paris et dans quinze villes de France, le Parti Ouvrier Indépendant a pris sa place dans le combat pour l’unité pour le retrait immédiat de toutes les troupes d’Afghanistan. Le gouvernement Sarkozy dépense un milliard d’euros pour la guerre. Cet argent est pris aux hôpitaux, à l’école, à La Poste et tous les services publics.”

Le Parti Ouvrier indépendant poursuivra son combat contre la guerre et l’exploitation.

Pas un sou, pas une arme pour la guerre. Retrait de toutes les troupes d’Afghanistan.

Droit du peuple afghan à disposer de lui-même.

Non à la guerre, non à l’exploitation.”.

Paris le 23 septembre

Les secrétaires nationaux du POI

Claude Jenet, Gérard Schivardi, Jean Markun, Daniel Gluckstein

COMMUNIQUE

Abrogation des 3 directives postales européennes, rétablissement du monopole de la Poste

En 4 jours, du 15 au 19 septembre, la Banque Centrale Européenne a sorti de ses caisses 165 milliards d’Euros pour aider la Réserve Fédérale des USA à prendre en charge la faillite des banques et des spéculateurs.

165 milliards d’Euros ! Et ce n’est pas fini puisque une mécanique se met en place visant à faire prendre en charge par toutes les banques centrales ce qu’elles appellent elles- mêmes ” les milliards de dollars pourris”

Qui va payer?

165 milliards d’Euros pour les spéculateurs… mais au nom du pacte de stabilité le gouvernement Sarkozy bloque les salaires, taille à la hache dans les services publics, regroupe les hôpitaux, ferme des sous-préfectures, des classes, des écoles, et des bureaux de poste…

Il ose même inviter les représentants politiques et syndicaux de ce pays à participer à une commission chargée de privatiser la Poste ” dans la perspective de l’ouverture complète à la concurrence au 1 er janvier 2011″

Le comité de Brest du Parti Ouvrier Indépendant déclare solennellement : il est impossible que les travailleurs et la jeunesse de ce pays payent pour la faillite des spéculateurs!

Il faut rompre avec la BCE et l’Union européenne!

Le comité de Brest du Parti Ouvrier Indépendant soutien les postiers en grève, et se prononce pour l’abrogation des 3 directives postales européennes, rétablissement du monopole de la Poste

S’agissant de la Poste le POI apporte son soutien au projet de loi établi par le comité de Roquebrun contresigné par plus de 600 élus et conseils municipaux:

Projet de loi

L’Assemblée Nationale

-  considérant que le service postal républicain de monopole public fondé sur la péréquation tarifaire constitue et donne corps au principe républicain d’égalité des citoyens en droit,

-  considérant que le droit à l’échange, à la correspondance et aux communications est un besoin vital qui  ne peut être soumis à des intérêts privés à but lucratif,

-  considérant qu’il revient à l’Etat républicain de se porter garant de l’exercice de ce droit,

décide

1.  d’abroger les directives européennes n°  97/60 CE et 2002/39/CE et de s’opposer par avance à l’application de la directive postale annoncée visant à livrer à la concurrence le courrier de 50 grammes et moins.

2.  de rétablir le monopole public d’Etat permettant de réinstaller partout où les communes en font la demande, les bureaux de postes avec les fonctionnaires nécessaires garants de l’existence de ce  service public.

Brest le 22 septembre 2008

Hugues Bouché Comité de Brest du POI

” Face à la récession économique : unité pour un plan d’urgence”

Travailleurs du privé et du secteur public, jeunes, mères de famille, chômeurs, employés, artisans, retraités, réunis ce jeudi 11 septembre 2008 avec le comité de Brest du POI, nous faisons le constat suivant.

Le pays s’enfonce chaque jour un peu plus dans la récession. Le chômage s’étend. Les prix des produits de première nécessité flambent. Pauvreté et misère se généralisent ; l’un après l’autre les services publics sont démantelés et il ne faudrait pas prendre les mesures d’urgence pour contrer la catastrophe?

Le gouvernement accélère la privatisation de la Poste, livre la SNCF à la concurrence, met en place les agences régionales de santé et démantèle la Sécurité sociale (qui serait en déficit !). Mais d’où vient ce prétendu déficit si ce n’est en premier lieu du pillage de ses fonds ? La première chose à faire c’est de restituer les 230 milliards d’exonération de charges dites patronales depuis 1992 ! Et il n’y aurait plus de déficit et l’on pourrait à nouveau rembourser tous les soins, supprimer les forfaits hospitaliers, rouvrir tous les lits et les services qui ont été fermés dans les hôpitaux depuis des années (80.000 lits fermés depuis 5 ans). Oui, il y a urgence à rouvrir les services de neurochirurgie pédiatrique et d’allogreffes au CHU de Brest par exemple !

Mais d’où vient cette politique destructrice ?

La presse a expliqué le refus du gouvernement de prendre les décisions budgétaires visant à contrer la crise par le respect “du traité de Maastricht et la mise en œuvre de l’Euro” ( le Figaro) , le refus du gouvernement “d’accroître le déficit qui place le pays dans le peloton des mauvais élève de la zone euros” ( Le Monde) et le “refus de tourner le dos aux engagement du gouvernement envers l’Union européenne” ( les Echos),

Ainsi pour ne “pas tourner le dos ” à l’Union européenne, à l’Euro, à la Banque Centrale Européenne, le gouvernement tourne le dos au peuple. Mr Trichet, président de la BCE, vient à nouveau de confirmer le maintien des taux d’intérêt à un haut niveau, l’interdiction d’augmentation des salaires, le maintien des prix : « c’est le mandat de la BCE tel qu’il est défini dans le traité de Maastricht » poursuit-il.

Pour le Parti ouvrier indépendant, il faut briser cette spirale infernale; la démocratie consiste à satisfaire les besoins du peuple et non les contraintes idéologiques et économiques de Bruxelles.

Pour le Parti ouvrier indépendant, il faut sortir de l’OTAN et retirer toutes les forces françaises d’Afghanistan : cette guerre n’est qu’une guerre au service des intérêts impérialistes américains, qui ne sont pas les intérêts du peuple américain. C’est une guerre pour le pétrole.

Un gouvernement au service du peuple devrait porter un coup d’arrêt à la marche à la misère , adopter un plan d’urgence en bloquant les licenciements et les prix à la consommation, décider d’un plan de création d’emplois, de développement des services publics, d’augmentation générale des salaires et des pensions …

Un gouvernement voulant répondre aux besoins de la population rétablirait immédiatement la souveraineté du pays sur sa politique monétaire et confisquerait les centaines de milliards de la spéculation.

C’est pourquoi le Parti ouvrier indépendant, se prononce pour la rupture avec l’Union européenne et qu’il agit pour un référendum afin de pouvoir voter NON au traité de Lisbonne. Pendant l’été, 160 travailleurs, jeunes de Brest se sont associés à ce jour à la campagne du POI pour un référendum afin de pouvoir dire NON au traité de Lisbonne. Cependant le parti ouvrier indépendant ne fait pas de ses positions un préalable à la réalisation de l’unité pour un plan d’urgence et de sauvegarde de la population.

Le comité de Brest du POI se prononce

- pour le retour à la gestion municipale de l’eau (en régie municipale, le prix du m3 est un tiers de moins) : une campagne commune est en cours et le comité de Brest souhaite qu’elle puisse se développer pour obtenir la gestion publique de l’eau.

- Pour la remunicipalisation des cantines scolaires et des transports.

- Pour le retour au monopole de la Poste, contre sa privatisation et la fermeture des centaines de bureaux de postes (sur Brest, à la Poste centrale ou à Bellevue, les bureaux ont été refaits avec deux fois de moins de guichets les rendant incapables de répondre aux besoins de la population)

- Pour la « déconstruction » sur place de l’ex-Clémenceau qui n’en finit pas de « se faire promener » au gré des marchés. Pour cela, le retour au statut des Arsenaux d’Etat.

- Pour la défense des logements HLM, contre l’augmentation des loyers au moment des réhabilitations : pour cela, le comité s’appuie sur les 560 signatures réalisées lors des élections.

- Pour le retour au CHU de Brest des services d’allogreffes et de neurochirurgie pédiatrique transférés à Rennes et à Nantes (exigence qui s’est manifestée à plusieurs reprises lors de manifestations, rassemblements, grèves de la faim, délégations au ministère et pétitions recueillant plus de 70.000 signatures), contre la mise en place des « communautés hospitalières » qui ne visent qu’à fermer les services.

- Contre la fermeture des classes dans les écoles publiques de Brest (chaque année, c’est par dizaine que es classes sont fermées à Brest) conduisant à des classes surchargées, à des transferts vers le privé. Il faut rétablir les classes spécialisées, en particulier rouvrir les CLIS qui ont été fermées (comme Madeleine Porquet) pour permettre d’accueillir dans des structures adaptées les enfants handicapés!

Voilà quelques éléments du plan d’urgence de la population de Brest que le POI soumet à la discussion et aux autres organisations afin d’engager en commun la bataille contre

Brest le 11 Septembre 2008

Les militants du comité de Brest du POI

Communiqué de Presse

La classe ouvrière a subi des attaques de toutes parts. :

· Les plans sociaux ou de restructuration, les licenciements. Des quartiers populaires où misère et précarité grandissent, résultat du chômage, de la spéculation, de la hausse des prix, du blocage des salaires et des revenus.

· Des écoles, des lycées, des universités où l’instruction publique est saccagée. (Suppression de postes, réduction d’heures d’enseignement, fermetures d’établissements entier)

· Des campagnes que les fermetures de classes et d’écoles, de bureaux de poste, de maternités, de perceptions transforment en désert un peu plus chaque jour ;

· Des départements où 240 hôpitaux sont menacés de restructurations et de fermeture…

La démocratie consiste à satisfaire les besoins du peuple et non les contraintes idéologiques et économiques de Bruxelles. Peut-on satisfaire la moindre des revendications du peuple si on se soumet aux directives de l’Union européenne? Rompre avec l’UE, c’est le premier acte pour briser cette spirale!

En constituant le POI et ses comités, il s’agit d’aider la classe ouvrière à se défendre.

C’est dans ce contexte de récession économique, pour une “conférence d’urgence”, que le comité de Brest du POI se réunit ce Jeudi 11 septembre 2008.

Brest le 10 septembre 2008