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Comité local de Brest
Aux partis et organisations présents à la réunion du 17 février 2009.
(PCF, NPA, MRC, Collectif 29, Verts, LO, PG, JCR, BNC, Gauche Debout)
Brest le 26 février 2009
Chers camarades,
Le POI, comité local de Brest, n’est pas signataire de la « déclaration commune des organisations brestoises en soutien au mouvement social ». Bien qu’ayant participé à la réunion du 17 février 2009, notre proposition d’amendement concernant l’interdiction des licenciements et l’arrêt des suppressions d’emploi dans la Fonction Publique n’a pas été retenue.
Concernant JABIL et les nombreuses petites entreprises où les licenciements se multiplient, la déclaration commune se conclue ainsi :
« Elles (les organisations brestoises) apporteront leur soutien aux initiatives des salariés en défense de l’emploi, contre les licenciements ».
Chers camarades,
Les vagues de licenciements succèdent aux vagues de licenciements. Chaque minute qui passe, il y a 2 chômeurs de plus dans ce pays (90 000 chômeurs de plus en janvier annoncé ce jour par la presse). Nous posons la question à tous les responsables des organisations ouvrières : quelle réponse apportons-nous à chaque ouvrier licencié ? Devons-nous lui dire qu’il faut rechercher un accompagnement à sa sortie de l’usine ? Ou bien qu’il a le droit d’y rester et de vivre de son travail ?
Pouvons-nous lui dire que l’ensemble des partis et organisations du mouvement ouvrier prennent la responsabilité de mobiliser toute la population pour imposer qu’il n’y ait pas de licenciements ?
Pour notre part, nous estimons que sortir de la situation actuelle exige de remettre en cause le carcan de Maastricht et Amsterdam, de rompre avec les institutions de l’Union européenne, de confisquer les 428 milliards indûment donnés par le gouvernement Sarkozy aux capitalistes et aux spéculateurs, pour les mettre au service de la population.
On peut bien sûr avoir d’autres points de vue, d’autres propositions. Mais cela peut-il constituer un préalable à l’action commune immédiate pour l’interdiction des licenciements ? Nous ne le pensons pas. Nous pensons, au contraire, que si tous les partis se mettaient d’accord, sans aucun préalable, pour agir ensemble pour l’interdiction des licenciements et le maintien de tous les emplois, alors, sans aucun doute, par centaines de milliers, les travailleurs répondraient à leur appel.
Pour notre part, nous pensons que si nous appelions ensemble à l’organisation d’une marche unie sur Paris pour l’interdiction des licenciements, cela permettrait à des millions de répondre.
C’est pourquoi, le Bureau national du POI propose la constitution d’un comité national, dans le respect de la diversité et des positions de chaque parti, pour l’organisation d’une marche unie sur Paris pour l’interdiction des licenciements.
N’est-ce pas une réponse concrète à apporter aux salariés en défense de l’emploi contre les licenciements ? Rien ne doit s’opposer à l’unité des travailleurs et des organisations.
Quel parti ou organisation se réclamant de la classe ouvrière et de la démocratie pourrait se dérober à l’impérieux devoir d’unité pour les mesures de sauvegarde et de salut public sans lesquelles le peuple français est condamné à s’enfoncer dans la désertification industrielle et rurale, dans la misère, dans la déchéance ?
C’est pourquoi les adhérents de notre parti, les salariés, chômeurs, jeunes et retraités, inquiets pour leur avenir, sont intéressés à connaître votre point de vue sur ce sujet.
Dans l’attente de votre réponse, veuillez recevoir cher camarades, nos salutations militantes.
Pour le Bureau du Comité de Brest du POI, Roger CALVEZ et Denis BRETON
Communiqué du comité de Brest
Le comité de Brest du POI condamne la privatisation des Arsenaux. L’article 10 de la loi de programmation va « permettre à DCNS de transférer des personnels ou des activités dans des sociétés dans lesquelles l’entreprise se trouve majoritaire ou non ». C’est-à-dire externaliser, réduire les personnels, « morceler l’Arsenal ». L’ex-Clemenceau n’en finit pas de vouloir quitter la Rade de Brest pour se faire désosser ailleurs alors qu’il y a, sur place, à Brest, de quoi le déconstruire. Pourquoi une telle filière ne se ferait pas à l’Arsenal ? Pourquoi encore faut-il envisager de couler dans l’Océan « la Jeanne d’Arc » si ce n’est pour éviter de poser le problème de la déconstruction à Brest? La solution n’est-elle pas du retour au statut d’Etat des Arsenaux, du retour au monopole d’Etat pour la construction, l’entretien et la déconstruction des bâtiments de guerre ? A l’heure où des entreprises comme Jabil organisent plans de licenciements sur plans de licenciements, le POI se prononce – pour empêcher tout licenciement – pour stopper immédiatement cette spirale infernale – pour la renationalisation d’Alcatel, de Thalès, des secteurs clés de l’industrie et des banques ! Et pour pouvoir le faire, il faut arrêter de s’incliner devant l’Union européenne qui s’oppose par ses traités à de telles mesures. Le POI constate que les milliards versés (428 milliards d’euros) aux banques et aux spéculateurs ne servent ni à maintenir les emplois, ni à en créer de nouveaux ! Il est possible de consacrer ces sommes à maintenir les emplois, à interdire les licenciements et les suppressions de postes dans tous les secteurs. C’est en ce sens que le comité de Brest prépare « la Marche unie sur Paris » pour interdire les licenciements. Cette « marche unie sur Paris » sera préparée par des rassemblements régionaux dont celui de Nantes le 21 mars auquel participera les militants de Brest. Le POI invite à signer l’appel « pour interdire les licenciements » issu de la conférence du 7 décembre. Interdire les licenciements, c’est urgent, c’est vital ! C’est le point de départ de tout plan de sauvetage de la population.
Brest, le 23 janvier 2009




