Mohamed (délégué à la conférence pour l’unité en décembre) : « Depuis la conférence pour l’unité, ce qui me plait c’est que l’on continue à se battre pour l’interdiction des licenciements. Depuis décembre ce combat est toujours d’actualité, il y a encore des entreprises qui ferment, qui licencient. Donc il y a urgence ! Il faut continuer pour l’unité, pour l’interdiction des licenciements.

Alors que l’aide aux banques se fait à coup de milliards, on ne voit rien venir. On n’aide pas les familles. Il faut que le gouvernement prenne les choses en main. C’est nous qui vivons la crise. Eux ne la vivent pas. Ce sont des familles que l’on brise, des gens que l’on laisse sur le carreau. Ce n’est pas du virtuel !!

Cette manifestation a permis de démontrer notre force, celle du POI. Cela fait du bien, c’est motivant de voir tout ce monde. Des gens qui sont d’accord avec moi !

Je suis d’accord avec ce syndicaliste qui dit que c’est inacceptable de condamner deux fois ce travailleur en chômage partiel, la banque et les impôts le « taxe », sous peine de devoir payer sans condition la totalité de ces impôts. Comme si les banques n’avaient pas eu assez. Il faut que ce soit les banques qui payent !

Et ce qui me marque le plus, c’est ce que Daniel a dit pour cette mère de famille qui travaille à Continental. Qui va être maman. Quel avenir pour son gamin ? Pour ces enfants ? Je n’accepte pas de voir une famille avec trois enfants détruite, sans lendemain. Il faut que le gouvernement décide l’état d’urgence pour cette famille, pour toutes les familles en France. INTERDIRE LES LICENCIEMENTS.

C’est décidé je m’inscris pour aller à la manifestation le 16 mai. Tous à Paris, et j’en appelle d’autre à s’inscrire.


Morgane, lycéenne : Il y avait beaucoup de monde, c’est un rassemblement réussi. Pourquoi je suis venu ? On ne peut pas rester les bras croisés devant cette situation. Il faut agir et défendre nos idées (droit au travail, à un vrai diplôme, à un vrai travail) Je crois aussi important de défendre les services publics. J’ai trouvé intéressant l’intervenante de l’AJR. J’ajouterai à ce qu’elle a dit que la lutte des lycées professionnels continue pour le retrait des bacs pros à 3 ans. Il faut aussi maintenir les BEP qui sont reconnus dans les conventions colelctives. Pour conclure, je dirai que cette journée me motive pour rassembler des jeunes et construire l’AJR.

Denis (Arsenal de Brest). – Je ne m’attendais pas à autant de monde. Un millier à Nantes, c’est bien, c’est important. De plus, je dirai que c’était très bien géré et organisé : on avait du monde, des slogans bien repris et qui disent ce qu’on pense, la manifestation bien visible dans la ville de Nantes et enfin un bon meeting pour finir.

- Les Arsenaux aussi sont concernés par les licenciements et suppressions d’emplois (avec en particulier maintenant le livre blanc de la défense). Il faut maintenant que chacun d’entre nous en parle autour de lui, insiste auprès des autres organisations.

- Je ne comprends pas que les réponses soient négatives pour l’instant sur Brest (le réponse du NPA) parce que dans beaucoup de villes, de départements, il y a des appels communs pour cela, interdire les licenciements ça devrait regrouper , réunir tout le monde. L’unité est indispensable.

Question : moi, je me souviens de la bataille que nous avons mené à Brest dans les Arsenaux pour le retrait du plan Millon qui était un plan de privatisation des Arsenaux avec toutes les suppressions d’emplois que l’on a vu depuis que c’est passé. Toutes les organisations ouvrières sur Brest se sont regroupées pour le retrait de ce plan et on a fait les plus grosses manifestations connues sur Brest et qui ont donné « Brest debout » avec une manifestation centrale à Paris.

- c’est cela qu’il faut faire avec des mots d’ordre clairs comme interdire les licenciements, c’est ça qui peut regrouper. Oui, la perspective de la « marche unie sur Paris pour interdire les licenciements » doit passer par-dessus toutes les divergences qu’il y a entre les organisations.

Stephane (ancien militant du PCF) Je suis très satisfait de la journée, je trouve que c’est une journée qui recharge les batteries en énergie. Les discours de Claude Genet, du gars de Manitou, du syndicaliste des chantiers de l’Atlantique, de Daniel Glucsktein, indiquent le chemin à suivre. La recherche de l’unité pour la marche unie sur Paris est indispensable pour trouver des remèdes à la situation. Le blocage actuel provient des organisations politiques et syndicales, les uns parce qu’ils ont des échéances politiques, les autres parce qu’ils ont peur d’être débordés par leur base. On a tous les motifs pour bien expliquer aux travailleurs que la grève générale est la seule possibilité aujourd’hui. La grève générale, c’est l’intérêt général. Cette journée nous adonné des arguments. Nos enfants qui sont sur Nantes sont venus nous voir dans la manifestation. Ils l’ont trouvé tellement bien qu’ils vont contacter le POI sur Nantes.

Lydie (cadre hospitalier) L’impression, au niveau de l’organisation, d’avoir réussi quelque chose. Envoyer des cars de tous les départements voisins, de commencer par une manifestation dans Nantes qui ne pouvaient pas passer inaperçue avec toutes ces banderoles et ces drapeaux avec les mots d’ordre scandés tout au long de la manifestation. La manifestation dans la rue avait fière allure et était regardée par tous les gens avec intérêt. 1000 à Nantes, c’est loin d’être négligeable. Les interventions à la tribune avaient un atout majeur : elles étaient toutes extrêmement claires et compréhensibles de tous. Il ne pouvait pas être décidé autre chose que de se battre pour l’interdiction des licenciements. Oui, on voit bien que la lutte des classes est une réalité et on doit continuer.