Maintenant, tout de suite, il y a urgence à réaliser l’unité pour la marche sur Paris pour interdire les licenciements.
Il n’y a pas de journée qui passe sans que soient annoncées de nouvelles fermetures d’usines, de milliers de licenciements, de plans sociaux.
3000 licenciements par jour depuis le début de l’année.
il faut que cela cesse !
Il y a quelques jours, 102 salariés de chez Jabil recevaient leur lettre de licenciement. Le même jour, on apprenait que les sites de Thomson (Brest et Rennes) étaient vendus, les délégués syndicaux y voyant « un début de démantèlement ». Des plans sociaux sont redoutés chez Unicopa. (Le Télégramme du 21 mars)
Le taux de chômage sur Brest a progressé de 16% en un an : 12 261 demandeurs d’emplois de catégorie 1 fin février 2009.
Les ouvriers témoignent (Ouest-France du 27 mars):
- « On nous a dit de ne pas revenir lundi. Le vendredi 31 janvier, la patron m’a dit que ce n’était pas la peine de venir au boulot le lundi. Le mardi ; il était au tribunal de commerce. La société a été mise en liquidation judiciaire. (…) C’est impensable qu’une entreprise de plus de 20 ans disparaisse du jour au lendemain. Surtout que c’est en aucun cas justifié par la crise, il y avait du boulot. On devrait pouvoir éviter que l’employeur soit maître de tout. »
- « La crise, on nous disait que ça ne nous touchait pas. Et puis c’est arrivé très vie en décembre. Un enfer. En deux semaines, plus rien à faire. Le chef d’atelier a commencé à très mal nous parler. On se faisait engueuler toute la journée. Le patron voulait qu’on parte de nous-mêmes.(…) Il a fait en sorte que les gens craquent. Sur les 17 salariés, il en reste la moitié je crois. (…) J’ai fini par être licencié pour faute grave. A l’entrevue de licenciement, le patron n’est même pas venu. Il me manque toujours des papiers. Tous les jours, j’ai été les réclamer. On ne m’ouvrait plus. Depuis décembre, je ne touche plus rien. »
Et de nouveau, gros titre dans l’édition du OF du 2 avril, : « 62% des entreprises se disent touchées par la crise. » « Le Finistère a bien résisté pour l’instant, mais la situation se dégrade » selon le préfet. « (…) Le chômage partiel est multiplié par six. +12 ,5% de demandeurs d’emplois en plus dans le Finistère (+17% de chômeurs à Brest), -36,4% des offres d’emplois, 112 000 heures de chômage partiel en février (c’est six fois plus qu’en février 2008). « L’intérim est frappé depuis septembre par un ralentissement très net … La situation serait plus délicate dans le bâtiment, l’immobilier, la sous-traitance automobile et la sous-traitance électronique » selon le préfet.
Alors, qui peut dire qu’il n’y a pas urgence à répondre à cette destruction massive des emplois en décidant, en mobilisant, en organisant autour du mot d’ordre d’interdiction des licenciements ?
Tout le monde est touché.
C’est la raison pour laquelle le POI s’est à nouveau adressé aux organisations politiques (PS, PCF, NPS, LO, PG) pour leur demander de préparer ensemble une Marche unie sur Paris pour l’interdiction des licenciements.
Il en va de la survie de millions de travailleurs et de leur famille.
Près de 300 travailleurs et jeunes de Brest (40.000 nationalement) ont signé l’appel pour la marche sur Paris et soutiennent le combat pour interdire les licenciements et les suppressions d’emplois dans le secteur public.
Le comité de Brest du POI appelle à amplifier les signatures sur cet appel, s’adresse aux militants pour qu’ils le reprennent et en discutent autour d’eux. Quelque soient les points de vue politique que l’on puisse avoir sur d’autres sujets, rien ne saurait empêcher que l’unité ne se fasse pour interdire les licenciements et stopper immédiatement cette hémorragie, récupérer les milliards d’euros donnés aux spéculateurs et aux banques pour garantir les emplois.

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