En une seule journée, qu’avons-nous pu constater sur le plan social à Brest?
- les paysans manifestaient : « Nous voulons vivre et faire vivre nos enfants : c’est à l’Etat de garantir notre revenu et de
garantir des débouchés pour nos productions. »
- les agents de France-Télécom se réunissent en AG posant la question : comment en est-on arrivé là ? avec les mesures prises depuis 20 ans sur ordre de l’Union européenne (ouverture à la concurrence et destruction des statuts) !
- A la SNCF, c’est le même constat avec le fret ainsi qu’à la Poste avec le projet de loi qui ouvre la Poste à la concurrence et organise sa privatisation.
- De même, la fusion ANPE-Assedic dans les « pôles-emploi » a été l’occasion pour le gouvernement de réduire les effectifs et compliquer la tâche pour faire respecter les droits des chômeurs.
- Il en est de même du projet de réforme territoriale qui fait gronder les assemblées d’élus.
Il est un fait : la volonté de combattre ne fait pas défaut.
Et pourtant il y a urgence ! N’est-on pas arrivé sur la région brestoise à près de 20.000 chômeurs, voyant ainsi une augmentation de 20% du nombre de chômeurs en une seule année !
S’il s’agit vraiment de bloquer la politique du gouvernement, alors les organisations qui prétendent parler au nom des travailleurs se doivent de n’apporter aucun soutien direct ou indirect à Sarkozy, à l’Union européenne et aux exigences du patronat, comme cela se prépare avec les « Etats généraux de l’Industrie ».
Il y a urgence à répondre à l’attente de la classe ouvrière de voir se réaliser l’unité pour l’interdiction des licenciements pour une marche sur Paris. C’est ce à quoi s’attèle les militants avec le POI en s’adressant à nouveau aux organisations.
Brest, le 22 octobre

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