Le comité de Brest du POI apporte son soutien aux salariés de la SOBRENA. « On se pose beaucoup de questions, explique ce salarié devant la sous-préfecture, on ne sait pas à quelle sauce on va être mangé, la direction ne nous dit rien ». Inquiétude légitime avec un carnet de commande qui ne décolle pas !
« La réparation navale fait partie des industries de base de la région brestoise. Son effet d’entraînement est majeur. Sauf à accepter dans notre pays, une lente victoire de la désinsdustrialisation, il va falloir se battre pour assurer à Brest toute sa place dans la réparation navale internationale lourde. » dit le président de la CC I. Mais la direction de l’entreprise (groupe Meunier) ne fait rien.
En effet, Brest est le site français le plus important de réparation navale civile avec la forme de radoub n°3 qui est la seule qui demeure en état de fonctionnement dans l’Hexagone.
On se souveint du combat engagé en 1995, dans l’unité des organisations, pour le retrait du plan Million. Ensuite, il y a eu la reprise de ce plan par le ministre « socialiste » Richard. Ce plan consacrait la fin de la construction neuve à Brest, démantelait les Arsenaux d’Etat (les effectifs ont été divisés par deux et les Arsenaux privatisés).
La réparation navale civile a, depuis ces années, reçu le soutien des collectivités : 15,4 M€ entre 1994 et 2000, puis 11,3 M€ entre 2001 et 2008, et le plan actuel (2009-2014) s’élève à 31,334 M€. Il y a un financement important des collectivités locales.
Devant la sous-préfecture, le délégué CGT « rappelle à l’Etat que le port de Brest est un bien commun financé très largement par les finances publiques. » Pour le syndicat « il n’appartient pas au patronat de décider à lui seul de l’avenir de la réparation navale qui impacte l’ensemble des activités portuaires. » « Pas question d’accepter des licenciements ni à la Sobrena, ni ailleurs » s’indigne la CGT.
Ils ont raison. Tout comme chez Jabil-Alcatel, pour sauver les sites industriels, pour garantir les emplois, face aux contraintes du « marché mondial », n’est-il pas nécessaire de nationaliser la réparation navale afin pour préserver tous les emplois, afin de maintenir tous les sites industriels? Pas de chômage partiel, garantie de tous les emplois et des 250 salariés (hors sous-traitance) de ce secteur.
Les élus de Brest doivent se prononcer clairement pour le maintien de cette activité industrielle sur le port de Brest avec tous ses emplois. Les salariés n’ont pas à faire les frais de ce manque de « plan de charge » et des difficultés du groupe Meunier.
Brest, le 6 Octobre 2011,
le comité de Brest du POI

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