Un militant CFDT :
La direction refuse. On vient de revoter la grève car il n’y a pas de négociations.
On a un statut de mutualiste.
Les administrateurs ont donné leur soutien au Président mais ils ne sont pas associés aux négo. Du coup, il y a beaucoup de présidents de caisse qui hésitent
La direction cherche à opposer les administrateurs et les clients aux salariés. Mais ils ont du mal à le faire
car on est uni à la base. Et puis, ils savent quelle est l’origine de la grève.
Je rappelle : 1 – les salaires : on veut 60 points pour tous ( ce qui équivaut à 150€) 2 – sur les salaires, c’est parti parce qu’on a eu connaissance des augmentations que les dirigeants se sont accordés (+ 15% de du salaire fixe et + 50% de la part variable, une moyenne de 30%). En plus ils ont constitué un SCD (société de cadres dirigeants) pour faire leur coup en douce.
Hier on était un millier en AG. La grève est totale depuis le mardi 27 septembre ; ça fait presque 2 semaines déjà. Il y a des endroits à 70% de grévistes, ailleurs 55%. Beaucoup d’agences sont fermées et celles qui ne le sont pas travaillent avec peu de monde donc dans de très mauvaises conditions.
On est conscient que les clients sont gênés mais on ne peut pas faire d’omelette sans casser des oeufs, et si on veut garder une caisse mutualiste, il faut en passer par là.
La direction veut faire croire que nous voulons seulement la « tête du Président » que c’est une grève « politique ». Non, nous, avec tous les syndicats, on veut nos revendications, les augmentations de salaires ; ce sont des revendications salariales au vu des bénéfices que les dirigeants se sont octroyés et la création de cette SCD pour les 126 cadres dirigeants.
Notre conflit devient national, ça se voit. On a maintenant les journalistes des journaux nationaux qui viennent. Tant mieux ! Cela mettra la pression sur les dirigeants parce que cela montre à tous que ça peut se faire partout.
Il faut aussi signaler que tout se passe bien, y a pas de casse, y a pas d’écarts. Les salariés restent dignes même si ce n’est pas facile car la direction provoque.
C’est bien votre communiqué. Il n’est pas passé ? Comme c’est étonnant.
Un militant de la CGT :
Hier on était un millier, aujourd’hui un peu moins : environ 600-700. Hier on a mis le paquet pour qu’elle soit massive. Y a des AG tous les jours. La grève est bien suivie (plus de 50%). On a décidé de poursuivre notre. Aujourd’hui, c’était important aussi car il fallait passer le week-end (avec ceux qui d’habitude travaillent le Samedi ou d’autres le Lundi).
En haut, ça lâche un peu, mais pas sur les revendications (ils ont donné un peu sur les chèques déjeuners mais c’est cela qui nous fera reprendre, c’est pas pour cela qu’on est en grève). Par exemple, ils ont voulu profiter de ce mouvement de grève pour revenir sur la convention collective en disant qu’ils augmentaient la salaire mensuel mais supprimaient les salaires sur 14 mois pour nous ramener à 13 mois. Et cela, non ! Il y a un piège. Tout le monde a dit NON !
Il y a unité syndicale, c’est important. Je rappelle les revendications : augmentation des salaires (au vu de ce que les dirigeants ont eu) et la question de la SCD. Ils veulent créer une Société Anonyme ; une Sa au sein même d’un établissement mutualiste. Ça nous choque tous ! Devant l’attitude extrêmement rigide de la Direction et du Président Denis, tout est figé. Ils ne veulent rien entendre.
J’ai laissé le communiqué de soutien du POI et l’appel du meeting du 1er Octobre à chacun ainsi que mes coordonnées.
Le Relecq-Kerhuon, devant le siège de la Direction
Le 7 octobre 2011

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