« Difficile pour un village gaulois de faire face à la mondialisation ; (…) il vaut mieux s’unir pour répondre au marché», c’est ainsi que tentent de se justifier les élus de BMO en décidant de créer un « pôle métropolitain » regroupant la communauté urbaine de Brest et les six communautés de communes qui l’entourent (pays d’Iroise, pays des Abers, pays de Lesneven, pays de Landerneau-Daoulas, communauté de l’Aulne maritime et communauté de la Presqu’Île de Crozon).

Ainsi donc, c’est à l’unanimité que les élus communautaires se saisissent  de « l’opportunité qui leur est faite dans le cadre de la réforme territoriale, pour créer ce qu’on appelle un pôle métropolitain. »

Ce n’est pas ce que veulent les milliers de conseils municipaux qui ont rejeté les SDCI. Ce n’est pas ce que veulent les centaines de maires, de conseillers généraux qui signent la lettre ouverte au Président de la République pour que le vote des communes soit respecté, mandatant la délégation qui se rendra à l’Elysée pour obtenir le blocage des SDCI des préfets.

Cette métropole de 400.000 habitants … devrait s’occuper de la coordination d’actions  économiques, les politiques énergétiques ou foncières ou encore les schémas d’organisation des transports. On imagine bien aussi l’extension des pouvoirs de la SPL « Eau du Ponant » qui vient de se créer contraignant les communes avoisinantes à l’intégrer et abandonner leur gestion municipale ou les syndicats existants.

Qui plus est, les conseils municipaux de ces six communautés de communes ont jusqu’à fin novembre pour délibérer sur cette question. Un mois seulement !

Comme si cela ne suffisait pas, déjà se prépare la constitution d’un « pôle métropolitain Loire-Atlantique » avec Brest, Rennes, Nantes,  Saint-Nazaire, Angers pour plus de 2,2 millions d’habitants.

C’est la disparition des communes, des départements ! Et les « élus de BMO » toutes tendances confondues laissent … un mois aux communes pour décider !

Est-ce cela la démocratie ?.

Le POI rappelle que la loi de réforme territoriale a été votée par le Sénat en décembre 2010, à une voix de majorité. Considérant que le vote du 25 septembre 2011, où s’est exprimé le rejet de cette réforme, a donné une majorité au président PS Jean-Pierre Bel, le président Bel a la possibilité de déposer immédiatement une proposition de loi abrogeant la réforme territoriale.

Le POI invite tous les élus à soutenir la demande d’audience au Président de la République pour bloquer les SCDI, contre l’intégration forcée et à participer à sa préparation!

Brest, le 25 octobre 2011