Ce vendredi 28 octobre 2011, les ouvriers de la SOBRENA (entreprise de réparation navale, faisant partie du groupe Meunier) occupent la place de la Liberté après y avoir amené l’étrave d’un bateau, « l’Espoir », qu’ils ont caréné. Tous les ouvriers de la Sobrena y sont présents. Ils sont appuyés par leurs familles – femmes et enfants – , par les métallos de la CGT et par une partie de la population brestoise, plus de 600 personnes.
Un ouvrier : « il y a du boulot. Le problème, c’est Meunier. Il s’en va et a décidé de tout arrêter. Il y avait trois bateaux et une plate-forme qui devaient arriver mais il a refusé. Parce qu’il a décidé de mettre la clé sous la porte d’ici la fin de l’année.
C’est scandaleux parce qu’il n’a rien préparé du tout. Les comptes sont bons. Il y a un mois, il a embauché 3 gars en CDI. Jusqu’au dernier moment, il nous a fait croire que ça allait bien alors qu’on voit bien que maintenant, il a tout fait pour mettre la boîte dans le rouge. En fait, il veut partir et sans avoir à régler les problèmes d’amiante qu’il doit.
Une grande banderole de plus 50 mètres de long traverse toute la place de la Liberté :
« Brest, 1er port de réparation navale et doit le rester ! Que fait l’Etat ? »
Un autre ouvrier : Il faut savoir que la CCI (chambre de commerce et d’industrie) de Brest réalise 85% de son chiffre d’affaire avec la Sobrena. Faut savoir qu’avec les sous-traitants, ça fait presque 1000 emplois de concernés. On est 240 dans la boîte, pas mal de jeunes car c’est un boulot dur, physique. Meunier s’en est mis plein les poches, il a ramassé le fric que donnait les collectivités et maintenant il arrête.
C’est partout pareil ; les patrons n’ont même pas de comptes à rendre : ils empochent les aides, nos impôts et ensuite ils ferment quand ils veulent.
Ce n’est pas normal.
On a tout arrêté car il n’y a plus rien pour l’instant. On ne peut qu’attendre pour l’instant.
Quelques communiqués du POI sont donnés : communiqué dans lequel il est repris la revendication d’interdiction des licenciements, de la nécessité de nationalisation de ce secteur industriel : « les millions d’aide apportés par les collectivités depuis des années » et « cette volonté de ne pas laisser le port de Brest se transformer en musée ou simple port de plaisance ».
Brest, le 28 Octobre 2011,


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